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 La nature de métamatière et la manoeuvre de recul

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MessageSujet: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Dim 3 Jan 2010 - 6:06

Bonjour,

Le dérèglement climatique est le summum de la matérialité. L'apothéose d'une évolution humaine dominée par la Science, ses dérivés et ses lobbies.

Le Terrien ne se sortira pas de cette impasse avec encore plus de Science, encore plus de matérialité ; il est déjà au summum de la matérialité. Il en sortira avec autre chose que de la matérialité. Avec de la métamatérialité.

Pour avancer durablement et sereinement, l'évolution humaine a besoin d'un moteur et d'un gouvernail.

Le moteur, c'est la Science.
Le gouvernail, c'est la Croyance.

La Science est mécanique mais intrinsèquement myope.
La Croyance est clairvoyante mais intrinsèquement paralytique.

Quand l'évolution humaine se sert seulement du moteur Science, elle marginalise le guide Croyance. Elle avance au hasard et finit dans une impasse : le dérèglement climatique.

Quand l'évolution humaine se sert seulement du guide Croyance, elle marginalise le moteur Science. L'évolution humaine n'avance pas. C'est mauvais pour une évolution qui par définition a un besoin vital d'avancer. C'est le marasme de l'Inquisition.

La Science est un moteur. Elle a pour rôle de faire avancer le véhicule évolution humaine. Elle n'a pas vocation à voir loin. Elle n'en a pas les moyens et les outils matériels. Elle est soumise aux preuves matérielles et à la performance de ses outils matériels.

La Croyance est un gouvernail. Elle n'a pas un rôle de motricité comme la Science. Elle a un rôle de guide. Elle n'est pas tributaire des preuves matérielles ni de la performance des outils matériels. Ses preuves sont intelligentes. Son outil est métamatériel : l'intelligence. La performance de l'intelligence permet de sonder le fin fond de notre univers de matière. Elle peut aussi en sortir. De cette position stratégique, elle visionne l'univers de métamatière, sa symbiose avec l'univers de matière et sa relation avec les humains.

La Croyance est capable de sortir le Terrien de l'impasse dérèglement climatique dans laquelle la Science , ses dérivés et ses lobbies l'ont mené. La Science en est incapable. Il faudrait quelle se saborde. Impossible pour elle !!

Faire forcer le mur dérèglement climatique par le moteur Science ne sert à rien. Plus la Science force, plus le mur se renforce !!

Le dérèglement climatique est infranchissable !

La seule issue pour l'évolution du Terrien est une manoeuvre de recul. Un repli raisonnable.

C'est une manoeuvre délicate. Le passage est étroit. La visibilité est réduite du fait du recul. Le guide Croyance doit être sur et fort. Le moteur Science en petite vitesse et à ses ordres.

Une fois la manoeuvre de recul réussit, la Croyance fera tourner l'évolution du Terrien. Puis elle la remettra en marche avant dans un chemin durable et serein. Le moteur Science sera remis à plein régime .

Le Terrien savait que se servir seulement du guide Croyance mène au summum de la métamatérialité : le marasme de l'inquisition.
Il ne savait pas que se servir seulement du moteur Science mène au summum de la matérialité : le dérèglement climatique.

Maintenant il le sait !! Il doit réagir ! Il doit reculer autant que nécessaire. C'est sa seule issue. La Croyance est capable de diriger une telle manoeuvre.

L'issue passe par une évolution humaine conduite par la Croyance et non pas par une évolution humaine guidée par la Science. La Science ne peut pas guider. Elle peut seulement faire avancer. L'échec de la conférence de Copenhague en est la preuve !!
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Dim 3 Jan 2010 - 10:12

Si l'on qualifie aujourd'hui les sociétés du Moyen-âge d'obscurantistes, aux croyances totalement déraisonnables, voire ridicules, nos sociétés modernes quant à elles, semblent faire l'apologie de la science et de la raison depuis leur avènement progressif à partir du 18ème siècle avec la philosophie des Lumières. La raison est en effet cette faculté de connaître et de juger dont tout homme dispose et qui guide l'esprit de celui-ci dans son investigation réfléchie et ordonnée de tout ce qu'il cherche à connaître. Ainsi plongé dans un univers scientifique objectif, qui prouve par l'expérimentation et la déduction, l'homme moderne fait sans aucun doute appel à sa raison et ne croit plus en l'influence d'un dieu pour expliquer chaque phénomène. C'est pour cela que l'on qualifie généralement la croyance de déraisonnable, au sens d'irrationnelle puisqu'elle n'est qu'un assentiment à une chose ou un énoncé et ne résulte donc pas d'un raisonnement, ne fournit pas de preuves, et ne peut pas prétendre à l'universalité : sa définition même la discrédite, car, plus ou moins fondée, elle ne l'est jamais entièrement. Pourtant, force est de constater que, malgré l'avènement de la raison, les croyances ont toujours leur place dans nos sociétés. Certains consultent chaque jour leur horoscope ou misent sur leur chiffre « porte bonheur » à la loterie, d'autres croient fermement à une Europe fédérale, d'autres encore croient en Dieu. Il conviendra bien sûr de distinguer différents types de croyances, car peut-on placer sur un même pied d'égalité la croyance en Dieu et la croyance en son horoscope ? Peut-on vraiment dire, en ce sens, que toutes les croyances sont déraisonnables ? La raison elle-même ne nous mène-t-elle pas à avoir des croyances ? Par ailleurs, le terme « déraisonnable », s'il peut vouloir dire contraire à la raison, fait aussi référence à une attitude non réfléchie, non convenable ou démesurée. Sous quelles conditions une croyance n'est-elle pas déraisonnable en ce sens ?
Dans le mythe de l'attelage ailé, Platon représente la raison (nous) comme un cochet (âme raisonnante) qui tient les reines d'un cheval blanc (âme qui veut) et d'un cheval noir (âme désirante); or, les caprices des passions sensuelles ont provoqué la chute du cortège dans le monde sensible et l'incarnation ou plutôt l'emprisonnement de l'âme dans un corps. L'âme de l'ignorant, prisonnier de la caverne du monde sensible, est exilée, lestée par des masses de plomb, et a des ailes desséchées par la doxa; au contraire, l'âme du philosophos se sent pousser des ailes lorsqu'elle reconnaît ou plutôt se ressouvient de l'essence et s'envole alors vers sa patrie: le monde intelligible

Le rationalisme philosophique, depuis les Grecs, présuppose que tout peut être saisi par la raison. L'irrationnel, dans cette perspective, c'est ce qui n'a pas encore été expliqué, ce qui échappe provisoirement à la connaissance, c'est-à-dire à la conquête de la raison. La raison est toujours, dans la philosophie classique, fonction de pensée correcte et synthétique, faculté du bien juger. Le mot grec logos signifie à la fois raison et discours, ce dernier contenant cette idée fondamentale de synthèse et d'unification. La raison platonicienne est faculté de pensée correcte, par opposition à la fallacieuse connaissance sensible.

C'est Descartes qui, un des premiers, analyse dans Le Discours de la méthode, la raison et la nature de la méthode rationnelle dans leur spécificité. La raison, faculté de distinguer le vrai du faux, est la seule chose qui nous rende hommes et nous distingue des bêtes. Ce bon sens se retrouve chez tous et les différences entre les hommes tiennent seulement à la méthode, c'est-à-dire à l'application de cette puissance de juger du vrai ou du faux et non pas à la raison elle-même. D'où l'impossibilité d'une raison déraisonnable : la raison, clairement énoncée et définie par Descartes, exclut toute forme de déraison ou de folie. Le XVII é siècle, à la suite de Descartes, exclura donc, à côté de l'homme de raison, celui qui appartient à la sphère de la déraison, et n'est donc pas véritablement homme.
Le souverain bien, qui demande réflexion et utilisation de la raison et qui se trouve au sommet de l'accomplissement de l'homme, est un concept sur lequel de nombreux philosophes se sont attardés pendant l'Antiquité. Dans ce texte, sénèque tente de le définir en le rapprochant de la vertu. De plus, cette dernière semble tisser un lien étroit avec le plaisir : distinct l'un de l'autre, elle n'a pas pour but de le rechercher ou d'y parvenir.

Mais alors qu'est-ce que réellement la vertu selon sénèque ? Le souverain bien donc la vertu est alors sans plaisir ? Peut-on concevoir une vie sans plaisir ? sénèque va défendre la thèse que la vertu, même si étroitement liée au plaisir, est indépendante de celui-ci et que le bonheur est accessible. Finalement, il y défend l'idée que le bonheur est désassocié du plaisir et directement possible grâce à la vertu donc au souverain bien, idée déroutante pour l'homme qui est un être justement de plaisir et de satisfaction.
peut-on à la fois être ignorant et sage ? Si la question se formule en ces termes c'est que les deux notions semblent de contredire, former un paradoxe.
De l'Antiquité grecque à nos jours, les philosophes ont toujours recherché la sagesse. Philosophie vient d'ailleurs du mot grec « philosophia » qui signifie « amour de la sagesse ». On comprend donc pourquoi la sagesse est dans toute philosophie, un idéal à la fois théorique et pratique, de perfection intellectuelle et morale dont la connaissance est une condition nécessaire, dans le but d'une bonne conduite de vie.

La sagesse exprime aussi une notion d'équilibre de la personnalité qui incite à agir après réflexion et avec modération, prudence. Même si la sagesse paraît s'opposer à l'ignorance par nécessité de la connaissance, les différentes conceptions philosophiques de la sagesse permettent de nuancer cette cAu sens premier, l'adjectif « humanitaire » désigne toute action, ou toute institution qui vise au bien de l'humanité. Cette définition possède une dimension morale qu'on retrouve dans l'idée de philanthropie souvent associée à celle de l'humanitarisme. Le philanthrope est en effet celui qui, par amour (philos) de l'humanité (anthropos), va oeuvrer pour le bien de son prochain.
Dans un sens plus moderne, on appelle action humanitaire l'ensemble des initiatives prises par une association pour secourir une population ayant besoin d'une aide d'urgence, aide fortement médicalisée, et survenant à la suite d'un conflit ou d'une catastrophe naturelle (épidémie, famine, tremblement de terre etc.).
Certes, l'action humanitaire ne se réduit pas aux seules interventions à caractère médical, et toutes les grandes associations caritatives peuvent revendiquer ce label si l'on entend par cet adjectif une action bénévole en vue d'aider des personnes en difficulté. Pourtant, l'usage veut qu'on réserve le titre d'action humanitaire en priorité aux situations d'urgence médicale.
La complexité du débat théorique sur la définition et la délimitation de l'action humanitaire, nous offrent un aperçu de la difficulté que peut représenter ce même débat sur le plan pratique. En effet, si l'aide humanitaire est fille de générosité et de désintéressement, elle représente de très gros enjeux moraux, politiques, humains, sociaux, économiques etc., qui peuvent la rendre très fragile et parfois même la dénaturer.
Le coeur du débat humanitaire, qui nous intéresse ici, repose sur le fait de savoir pourquoi les idéaux si nobles qu'elle défend sont si fragiles. En d'autres termes, qu'est ce qui fait que l'action humanitaire, alliant l'altruisme et la nécessité de répondre à la détresse des plus démunis, entraîne presque inévitablement déviances, abus et détournements?
Pour tenter de trouver des éléments de réponse à cette question, il convient d'abord de comprendre pourquoi l'humanitaire est ce qu'il est aujourd'hui, à la lumière de son histoire, ce qui nous permettra par la suite de voir combien il est difficile, dans des milieux dangereux, corrompus, et devant l'impuissance politique à trouver des solutions, de comprendre les besoins des populations et d'éviter tout dérapage. Enfin notre troisième partie, où nous aborderons les thèmes de la conscience, de la morale et de la générosité, aura une approche plus philosophique du problème.
onstatation drunken scratch scratch
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Stéphane

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Dim 3 Jan 2010 - 13:56

Rael détient la vérité bouff de rire

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Dim 3 Jan 2010 - 18:02

Yen a qui on abusé de l alcool et drogue pendant les Fetes Shocked Shocked Shocked
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Stéphane

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Dim 3 Jan 2010 - 20:14

C’est en attribuant une importance pareille à l’inconscient dans la vie psychique que nous avons dressé contre la psychanalyse les plus méchants esprits de la critique. Ne vous en étonnez pas et ne croyez pas que la résistance qu’on nous oppose tienne à la difficulté de concevoir l’inconscient ou à l’inaccessibilité des expériences qui s’y rapportent. Dans le cours des siècles, la science a infligé à l’égoïsme naïf de l’humanité deux graves démentis. La première fois, ce fut lorsqu’elle a montré que la terre, loin d’être le centre de l’Univers, ne forme qu’une parcelle insignifiante du système cosmique dont nous pouvons à peine nous représenter la grandeur. Cette première démonstration se rattache pour nous au nom de Copernic, bien que la science alexandrine ait déjà annoncé quelque chose de semblable. Le second démenti fut infligé à l’humanité par la recherche biologique, lorsqu’elle a réduit à rien les prétentions de l’homme à une place privilégiée dans l’ordre de la création, en établissant sa descendance du règne animal et en montrant l’indestructibilité de sa nature animale. Cette dernière révolution s’est accomplie de nos jours, à la suite des travaux de Ch. Darwin, de Wallace et de leurs prédécesseurs, travaux qui ont provoqué la résistance la plus acharnée des contemporains. Un troisième démenti sera infligé à la mégalomanie humaine par la recherche psychologique de nos jours qui se propose de montrer au moi qu’il n’est seulement pas maître de sa propre maison, qu’il en est réduit à se contenter de renseignements rares et fragmentaires sur ce qui se passe, en dehors de sa conscience, dans sa vie psychique. Les psychanalystes ne sont ni les premiers ni les seuls qui aient lancé cet appel à la modestie et au recueillement, mais c’est à eux que semble échoir la mission d’étendre cette manière de voir avec le plus d’ardeur et produire à son appui des matériaux empruntés à l’expérience et accessibles à tous. D’où la levée générale des boucliers contre notre science, l’oubli de toutes les règles de politesse académique, le déchaînement d’une opposition qui secoue toutes les entraves d’une logique impartiale. Ajoutez à tout cela que nos théories menacent de troubler la paix du monde d’une autre manière encore, ainsi que vous le verrez plus loin.


.Les questions que nous venons de traiter nous obligent à examiner de plus près le problème de l’origine et du rôle de cette activité spirituelle qui a pour nom « fantaisie ». Celle-ci, vous le savez, jouit d’une grande considération, sans qu’on ait une idée exacte de la place qu’elle occupe dans la vie psychique. Voici ce que je peux vous dire sur ce sujet. Sous l’influence de la nécessité extérieure l’homme est amené peu à peu à une appréciation exacte de la réalité, ce qui lui apprend à conformer sa conduite à ce que nous avons appelé le « principe de réalité », et à renoncer, d’une manière provisoire ou durable, à différents objets et buts de ses tendances hédoniques, y compris la tendance sexuelle. Ce renoncement au plaisir a toujours été pénible pour l’homme ; et il ne se réalise pas sans une certaine sorte de compensation. Aussi s’est-il réservé une activité psychique, grâce à laquelle toutes les sources de plaisir et tous les moyens d’acquérir du plaisir auxquels il a renoncé continuent d’exister sous une forme qui les met à l’abris des exigences de la réalité. Toute tendance revêt aussitôt la forme qui la représente comme satisfaite, et il n’est pas douteux qu’en se complaisant aux satisfactions imaginaires des désirs, on éprouve une satisfaction que ne trouble d’ailleurs en rien la conscience de son irréalité. Dans l’activité de sa fantaisie, l’homme continue donc à jouir, par rapport à la contrainte extérieure, de cette liberté à laquelle il a été obligé depuis longtemps de renoncer dans la vie réelle. Il a accompli un tour de force qui lui permet d’être alternativement un animal de joie et un être raisonnable. La maigre satisfaction qu’il peut arracher à la réalité ne fait pas son compte. « Il est impossible de se passer de constructions auxiliaires », dit quelque part Th. Fontane. La création du royaume psychique de la fantaisie trouve sa complète analogie dans l’institution des « réserves naturelles » là ou les exigences de l’agriculture, des communications, de l’industrie menacent de transformer, jusqu’à la rendre méconnaissable, l’aspect primitif de la terre. La « réserve naturelle » perpétue cet état primitif qu’on a été obligé, souvent à regret, de sacrifier partout ailleurs à la nécessité. Dans ces réserves, tout doit pousser et s’épanouir sans contrainte, tout, même ce qui est inutile et nuisible. Le royaume psychique de la fantaisie constitue une réserve de ce genre, soustraite au principe de réalité.


Avant de terminer cette leçon, je voudrais encore attirer votre attention sur un côté des plus intéressants de la vie imaginative. Il existe notamment un chemin de retour qui conduit de la fantaisie à la réalité : c’est l’art. L’artiste est en même temps un introverti qui frise la névrose. Animé d’impulsions et de tendances extrêmement fortes, il voudrait conquérir honneurs, puissance, richesses, gloire et amour des femmes. Mais les moyens lui manquent de se procurer ces satisfactions. C’est pourquoi, comme tout homme insatisfait, il se détourne de la réalité et concentre tout son intérêt, et aussi sa libido, sur les désirs créés par sa vie imaginative, ce qui peut le conduire facilement à la névrose. Il faut des circonstances favorables pour que son développement n’aboutisse pas à ce résultat ; et l’on sait combien sont nombreux les artistes qui souffrent d’un arrêt partiel de leur activité par suite de névroses. Il est possible que leur constitution comporte une grande aptitude à la sublimation et une certaine faiblesse à effectuer des refoulements susceptibles de décider du conflit. Et voici comment l’artiste retrouve le chemin de la réalité. Je n’ai pas besoin de vous dire qu’il n’est pas le seul à vivre d’une vie imaginative. Le domaine intermédiaire de la fantaisie jouit de la faveur générale de l’humanité, et tous ceux qui sont privés de quelque chose y viennent chercher compensation et consolation. Mais les profanes ne retirent des sources de la fantaisie qu’un plaisir limité. Le caractère implacable de leurs refoulements les oblige à se contenter des rares rêves éveillés dont il faut encore qu’ils se rendent inconscients. Mais le véritable artiste peut d’avantage. Il sait d’abord donner à ses rêves éveillés une forme telle qu’ils perdent tout caractère personnel susceptible de rebuter les étrangers, et deviennent une source de jouissance pour les autres. Il sait également les embellir de façon à dissimuler complètement leur origine suspecte. Il possède en outre le pouvoir mystérieux de modeler des matériaux donnés jusqu’à en faire l’image fidèle de la représentation existant dans sa fantaisie et de rattacher à cette représentation existant dans sa fantaisie inconsciente une somme de plaisir suffisante pour masquer ou supprimer, provisoirement du moins, les refoulements. Lorsqu’il a réussi à réaliser tout cela, il procure à d’autres le moyen de puiser à nouveau soulagement et consolation dans les sources de jouissances, devenues inaccessibles, de leur propre inconscient ; il s’attire leur reconnaissance et leur admiration et a finalement conquis par sa fantaisie ce qui auparavant n’avait existé que dans sa fantaisie : honneurs, puissance et amour des femmes.

Tost
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Lun 4 Jan 2010 - 2:05

L'évolution humaine motorisée à l'aveugle par la Science, ses dérivés et ses lobbies a fait vieillir la Terre de plusieurs millénaires en quelques décennies. Elle s'est engagée sans s'en rendre compte dans une impasse nommée dérèglement climatique.

Le mur qui bouche l'impasse dérèglement climatique est infranchissable. L'évolution humaine fait pourtant forcer son moteur Science pour espérer le franchir. Rien à faire !! Plus la Science force, plus le dérèglement climatique se renforce.

La seule solution est un repli raisonnable. Un recul pour sortir de cette impasse funeste. Elle est funeste parce quelle bouche l'avenir du Terrien.

La délicate manoeuvre de recul doit se faire avec un guide Croyance fiable et évolué. Elle doit aussi se faire avec un moteur Science réglé au minimum afin éviter un emballement qui mettrait le lourd véhicule évolution humaine en travers de l'impasse. Il agoniserait là ne pouvant ni avancer ni reculer.

Une fois la manoeuvre de recul réussit, le guide Croyance fera tourner l'évolution humaine dans une nouvelle direction puis elle la remettra en marche avant dans un chemin durable et serein. Le moteur Science sera remis à plein régime.
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Lun 4 Jan 2010 - 14:19

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Danielle
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Lun 4 Jan 2010 - 15:09

On dirai des lecons venant de gourous

Question:
Est ce que l'on parlait de rechauffement de la planete
au debut des années 1900 un certain 24 dec, lorsque nos
grands meres cueillaient pour le reveillon les legumes direct dans leur jardin
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Lun 4 Jan 2010 - 15:44

Moi aussi bouff de rire

"C’est en réalité tout notre système de conjectures qui doit être prouvé ou réfuté par l’expérience. Aucune de ces suppositions ne peut être isolée pour être examinée séparément. Dans le cas des planètes qui se meuvent autour du soleil, on trouve que le système de la mécanique est remarquablement opérant. Nous pouvons néanmoins imaginer un autre système, basé sur des suppositions différentes, qui soit opérant au même degré.
Les concepts physiques sont des créations libres de l’esprit humain et ne sont pas, comme on pourrait le croire, uniquement déterminés par le monde extérieur. Dans l’effort que nous faisons pour comprendre le monde, nous ressemblons quelque peu à l’homme qui essaie de comprendre le mécanisme d’une montre fermée. Il voit le cadran et les aiguilles en mouvement, il entend le tic-tac, mais il n’a aucun moyen d’ouvrir le boîtier. S’il est ingénieux il pourra se former quelque image du mécanisme, qu’il rendra responsable de tout ce qu’il observe, mais il ne sera jamais sûr que son image soit la seule capable d’expliquer ses observations. Il ne sera jamais en état de comparer son image avec le mécanisme réel, et il ne peut même pas se représenter la possibilité ou la signification d’une telle comparaison. Mais le chercheur croit certainement qu’à mesure que ses connaissances s’accroîtront, son image de la réalité deviendra de plus en plus simple et expliquera des domaines de plus en plus étendus de ses impressions sensibles. Il pourra aussi croire à l’existence d’une limite idéale de la connaissance que l’esprit humain peut atteindre. Il pourra appeler cette limite idéale la vérité objective."
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Stéphane

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Lun 4 Jan 2010 - 17:22

SVP lire attentivement

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mar 5 Jan 2010 - 7:01

L'évolution humaine motorisée à l'aveugle par la Science, ses dérivés et ses lobbies a fait vieillir la Terre de plusieurs millénaires en quelques décennies. Elle s'est engagée sans s'en rendre compte dans une impasse nommée dérèglement climatique.

Le mur qui bouche l'impasse dérèglement climatique est infranchissable. L'évolution humaine fait pourtant forcer son moteur Science pour espérer le franchir. Rien à faire !! Plus la Science force, plus le dérèglement climatique se renforce.

La seule solution est un repli raisonnable. Un recul pour sortir de cette impasse funeste. Elle est funeste parce quelle bouche l'avenir du Terrien.

La délicate manoeuvre de recul doit se faire avec un guide Croyance fiable et évolué. Elle doit aussi se faire avec un moteur Science réglé au minimum afin éviter un emballement qui mettrait le lourd véhicule évolution humaine en travers de l'impasse. Il agoniserait là ne pouvant ni avancer ni reculer.

Une fois la manoeuvre de recul réussit, le guide Croyance fera tourner l'évolution humaine dans une nouvelle direction puis elle la remettra en marche avant dans un chemin durable et serein. Le moteur Science sera remis à plein régime.
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mar 5 Jan 2010 - 15:19

Claude De Bortoli a écrit:
L'évolution humaine motorisée à l'aveugle par la Science, ses dérivés et ses lobbies a fait vieillir la Terre de plusieurs millénaires en quelques décennies. Elle s'est engagée sans s'en rendre compte dans une impasse nommée dérèglement climatique.

Le mur qui bouche l'impasse dérèglement climatique est infranchissable. L'évolution humaine fait pourtant forcer son moteur Science pour espérer le franchir. Rien à faire !! Plus la Science force, plus le dérèglement climatique se renforce.

La seule solution est un repli raisonnable. Un recul pour sortir de cette impasse funeste. Elle est funeste parce quelle bouche l'avenir du Terrien.

La délicate manoeuvre de recul doit se faire avec un guide Croyance fiable et évolué. Elle doit aussi se faire avec un moteur Science réglé au minimum afin éviter un emballement qui mettrait le lourd véhicule évolution humaine en travers de l'impasse. Il agoniserait là ne pouvant ni avancer ni reculer.

Une fois la manoeuvre de recul réussit, le guide Croyance fera tourner l'évolution humaine dans une nouvelle direction puis elle la remettra en marche avant dans un chemin durable et serein. Le moteur Science sera remis à plein régime.

Aurais-tu un exposé plus sérieux à nous soumettre? T'es sur un forum d'intellectuels ,n'oublie jamais ça comique
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mar 5 Jan 2010 - 15:49

Mr. CLaude, une discussion est a 2 sens, si tu veut qu'on fasse la lecture de tes textes , est ce que tu fait la lecture de nos superbe textes ??

J'ai cru que la doctrine et l'histoire d'un peuple si extraordinaire méritaient la curiosité d'un homme raisonnable. Pour m'en instruire, j'allai trouver un plus célèbres quakers d'Angleterre, qui, après avoir été trente ans dans le avait su mettre des bornes à sa fortune et à ses désirs, et s'était retiré dans une campagne auprès de Londres. Je fus le chercher dans sa retraite ; c'était une maison petite, mais bien bâtie, pleine de propreté sans ornement. Le quaker était un vieillard frais qui n'avait jamais eu de maladie, parce qu'il n'avait jamais connu les passions ni l'intempérance : je n'ai point vu en ma vie d'air plus noble ni plus engageant que le sien. Il était vêtu, comme tous ceux de sa religion, d'un habit sans plis dans les côtés et sans boutons sur les poches ni sur les manches, et portait un grand chapeau à bords rabattus, comme nos ecclésiastiques ; il me reçut avec son chapeau sur la tête, et s'avança vers moi sans faire la moindre inclination de corps ; mais il y avait plus de politesse dans l'air ouvert et humain de son visage qu'il n'y en a dans l'usage de tirer une jambe derrière l'autre et de porter à la main ce qui est fait pour couvrir la tête. « Ami, me dit-il, je vois que tu es un étranger ; si je puis t'être de quelque utilité, tu n'as qu'à parler. --- Monsieur, lui dis-je, en me courbant le corps et en glissant un pied vers lui, selon notre coutume, je me flatte que ma juste curiosité ne vous déplaira pas, et que vous voudrez bien me faire l'honneur de m'instruire de votre religion. Les gens de ton pays, me répond-il, font trop de compliments et de révérences ; mais je n'en ai encore vu aucun qui ait eu la même curiosité que toi. Entre, et dînons d'abord ensemble. Je fis encore quelques mauvais compliments, parce qu'on ne se défait pas de ses habitudes tout d'un coup ; et, après un repas sain et frugal, qui commença et qui finit par une prière à Dieu, je me mis à interroger mon homme. Je débutai par la question que de bons catholiques ont faite plus d'une fois aux huguenots : « Mon cher Monsieur, lui dis-je, êtes- vous baptisé ? --- Non, me répondit le quaker, et mes confrères ne le sont point. --- Comment, morbleu, repris-je, vous n'êtes donc pas chrétiens ? --- Mon fils, repartit-il d'un ton doux, ne jure point ; nous sommes chrétiens et tâchons d'être bons chrétiens, mais nous ne pensons pas que le christianisme consiste à jeter de l'eau froide sur la tête, avec un peu de sel. --- Eh ! ventrebleu, repris-je, outré de cette impiété, vous avez donc oublié que Jésus-Christ fut baptisé par Jean ? --- Ami, point de jurements, encore un coup, dit le bénin quaker. Le Christ reçut le baptême de Jean, mais il ne baptisa jamais personne ; nous ne sommes pas les disciples de Jean, mais du Christ. --- Hélas ! dis-je, comme vous seriez brûlé en pays d'inquisition, pauvre homme !... Eh ! pour l'amour de Dieu, que je vous baptise et que je vous fasse chrétien ! --- S'il ne fallait que cela pour condescendre à ta faiblesse, nous le ferions volontiers, repartit-il gravement ; nous ne condamnons personne pour user de la cérémonie du Baptême, mais nous croyons que ceux qui professent une religion toute sainte et toute spirituelle doivent s'abstenir, autant qu'ils le peuvent, des cérémonies judaïques. --- En voici bien d'un autre, m'écriai-je ! Des cérémonies judaïques ! --- Oui, mon fils, continua-t-il, et si judaïques que plusieurs juifs encore aujourd'hui usent quelquefois du Baptême de Jean. Consulte l'Antiquité ; elle t'apprendra que Jean ne fit que renouveler cette pratique, laquelle était en usage longtemps avant lui parmi les Hébreux, comme le pèlerinage de la Mecque l'était parmi les ismaélites. Jésus voulut bien recevoir le Baptême de Jean, de même qu'il s'était soumis à la Circoncision ; mais, et la Circoncision, et le lavement d'eau doivent être tous deux abolis par le Baptême du Christ, ce Baptême de l'esprit, cette ablution de l'âme qui sauve les hommes. Aussi le précurseur Jean disait : _Je vous baptise à la vérité avec de l'eau, mais un autre viendra après moi, plus puissant que moi, et dont je ne suis pas digne de porter les sandales ; celui-là vous baptisera avec le feu et le Saint-Esprit_. Aussi le grand Apôtre des Gentils, Paul, écrit aux Corinthiens : _Le Christ ne m'a pas envoyé pour baptiser, mais pour prêcher l'Évangile_ ; aussi ce même Paul ne baptisa jamais avec de l'eau que deux personnes, encore fut-ce malgré lui ; il circoncit son disciple Timothée ; les autres Apôtres circoncisaient aussi tous ceux qui voulaient. Es-tu circoncis ? ajouta-t-il. Je lui répondis que je n'avais pas cet honneur. « Eh bien, dit-il, l'ami, tu es chrétien sans être circoncis, et moi, sans être baptisé.

Voilà comme mon saint homme abusait assez spécieusement de trois ou quatre de la Sainte Écriture, qui semblaient favoriser sa secte ; mais il oubliait de la meilleure foi du monde une centaine de passages qui l'écrasaient. Je me gardai bien de lui rien contester ; il n'y a rien à gagner avec un enthousiaste : il ne faut point s'aviser de dire à un homme les défauts de sa maîtresse, ni à un plaideur le faible de sa cause, ni des raisons à un illuminé ; ainsi je passai à d'autres questions. « ¸ l'égard de la Communion, lui dis-je, comment en usez-vous ? --- Nous n'en usons point, dit-il. --- Quoi ! point de Communion ? --- Non, point d'autre que celle des coeurs. Alors il me cita encore les Écritures. Il me fit un fort beau sermon contre la Communion, et me parla d'un ton inspiré pour me prouver que tous les Sacrements étaient tous d'invention humaine, et que le mot de Sacrement ne se trouvait pas une seule fois dans l'Évangile. « Pardonne, dit-il, à mon ignorance, je ne t'ai pas apporté la centième partie des preuves de ma religion ; mais tu peux les voir dans l'exposition de notre foi par Robert Barclay : c'est un des meilleurs livres qui soient jamais sortis de la main des hommes. Nos ennemis conviennent qu'il est très dangereux, cela prouve combien il est raisonnable. Je lui promis de lire ce livre, et mon quaker me crut déjà converti.

Ensuite il me rendit raison en peu de mots de quelques singularités qui exposent cette secte au mépris des autres. « Avoue, dit-il, que tu as eu bien de la peine à t'empêcher de rire quand j'ai répondu à toutes tes civilités avec mon chapeau sur ma tête et en te tutoyant ; cependant tu me parais trop instruit pour ignorer que du temps du Christ aucune nation ne tombait dans le ridicule de substituer le pluriel au singulier. On disait à César Auguste : _je t'aime, je te prie, je te remercie_ ; il ne souffrait pas même qu'on l'appelât monsieur, _Dominus_. Ce ne fut que très longtemps après lui que les hommes s'avisèrent de se faire appeler _vous_ au lieu de _tu_, comme s'ils étaient doubles, et d'usurper les titres impertinents de Grandeur, d'Éminence, de Sainteté, que des vers de terre donnent à d'autres vers de terre, en les assurant qu'ils sont, avec un profond respect et une fausseté infâme, leurs très humbles et très obéissants serviteurs. C'est pour être plus sur nos gardes contre cet indigne commerce de mensonges et de flatteries que nous tutoyons également les rois et les savetiers, que nous ne saluons personne, n'ayant pour les hommes que de la charité, et du respect que pour les lois.

« Nous portons aussi un habit un peu différent des autres hommes, afin que ce pour nous un avertissement continuel de ne leur pas ressembler. Les autres les marques de leurs dignités, et nous, celles de l'humilité chrétienne ; nous fuyons les assemblées de plaisir, les spectacles, le jeu ; car nous serions bien à plaindre de remplir de ces bagatelles des coeurs en qui Dieu doit habiter ; nous ne faisons jamais de serments, pas même en justice ; nous pensons que le nom du Très-Haut ne doit pas être prostitué dans les débats des hommes. Lorsqu'il faut que nous comparaissions devant les magistrats pour les affaires des autres (car nous n'avons jamais de procès), nous affirmons la vérité par un _oui_ ou par un _non_, et les juges nous en croient sur notre simple parole, tandis que tant de chrétiens se parjurent sur l'Évangile. Nous n'allons jamais à la guerre ; ce n'est pas que nous craignions la mort, au contraire nous bénissons le moment qui nous unit à l'Être des Êtres ; mais c'est que nous ne sommes ni loups, ni tigres, ni dogues, mais hommes, mais chrétiens. Notre Dieu, qui nous a ordonné d'aimer nos ennemis et de souffrir sans murmure, ne veut pas sans doute que nous passions la mer pour aller égorger nos frères, parce que des meurtriers vêtus de rouge, avec un bonnet haut de deux pieds, enrôlent des citoyens en faisant du bruit avec deux petits bâtons sur une peau d'âne bien tendue ; et lorsque après des batailles gagnées tout Londres brille d'illuminations, que le ciel est enflammé de fusées, que l'air retentit du bruit des actions de grâces, des cloches, des orgues, des canons, nous gémissons en silence sur ces meurtres qui causent la publique allégresse.
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mar 5 Jan 2010 - 17:35

C'est pas a dire........Mes textes de Philo au Cégep sont plus utile dans la vie de tout les jour que les ''affaires'' écritent plus haut. Shocked Shocked Shocked Shocked
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mar 5 Jan 2010 - 17:36

Stéphane a écrit:
Mr. CLaude, une discussion est a 2 sens, si tu veut qu'on fasse la lecture de tes textes , est ce que tu fait la lecture de nos superbe textes ??


C'est un Troll qui balance ses conneries ici et rien d'autre.............
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mar 5 Jan 2010 - 18:28

Un gourou fait ses sermons et ne se posent pas la question
si l'auditoire ecoute et le comprend

Peut etre monsieur Claude employer des mots plus simples
permettraient aux intellectuels d'ici ( mot employe par phelixx4)
de mieux participer à ce topic
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mar 5 Jan 2010 - 18:47

Danielle a écrit:
Un gourou fait ses sermons et ne se posent pas la question
si l'auditoire ecoute et le comprend


Par contre un forum de discussion c'est fait pour discuter et non pour exposer seul ses idées et une discussion se fait a 2 et plus.

Quand on veut écrire sans interagir on utilise un blog...
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mar 5 Jan 2010 - 18:49

Le jeune a écrit:
C'est pas a dire........Mes textes de Philo au Cégep sont plus utile dans la vie de tout les jour que les ''affaires'' écritent plus haut. Shocked Shocked Shocked Shocked

Tout a fait daccord.


Le jeune a écrit:
Stéphane a écrit:
Mr. CLaude, une discussion est a 2 sens, si tu veut qu'on fasse la lecture de tes textes , est ce que tu fait la lecture de nos superbe textes ??


C'est un Troll qui balance ses conneries ici et rien d'autre.............

C'est EXACTEMENT ce que je me disais.
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mar 5 Jan 2010 - 18:50

Danielle a écrit:

Peut etre monsieur Claude employer des mots plus simples
permettraient aux intellectuels d'ici ( mot employe par phelixx4)
de mieux participer à ce topic

On participe tres bien , t'as pas lu mes textes, ceux de phelixx et du Jeune ??? bouff de rire bouff de rire bouff de rire
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Danielle
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mar 5 Jan 2010 - 20:04

oui je les ai lu et compris bouff de rire bouff de rire
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mar 5 Jan 2010 - 20:22

La conscience est sensiblement continue : par « continu» j'entends simplement ce qui ne présente ni brisure, ni fissure. ni division. les seules «solutions de continuité» qui puissent avoir un sens dans la vie d'un esprit individuel sont : ou des solutions de continuité dans le courant même de la conscience, c'est-à-dire des interruptions des temps vides où la conscience serait momentanément abolie -, ou des solutions de continuité dans son contenu, c'est-à-dire des cassures si nettes et si brusques que les cIeux états disjoints seraient absolument sans rapports.

D'où affirmer la continuité de la conscience revient a affirmer deux choses:

1° que la conscience qui suit un « temps vide » se sent solidaire de la conscience qui le précède, en qui elle reconnaît une autre partie de son moi ;

2° que les changements qualitatifs qui se produisent d'un moment a l'autre dans le contenu de la conscience ne sont jamais absolument brusques, et ne constituent jamais des cassures abso­lues.

La conscience ne s'apparaît pas à elle‑même comme hachée en menus morceaux. Les mots de «à chaîne » et de «suite» expriment encore fort mal sa réalité perçue à même ; on n'y saurait marquer de jointure elle coule. Si l'on veut l'exprimer en métaphores naturelles, il faut parler de « rivière » et de « courant » [...]



La grande difficulté est maintenant de se rendre compte par l'introspection de la vraie nature des états transitifs. Ils ne sont, disons‑nous, que des vols vers une conclusion, et cela même les rend insaisissables les arrêter en plein élan, c'est les anéantir; attendre qu'ils aient atteint la conclusion, c'est attendre que cette conclusion les éclipse, dévore en son éclat leur pâle lueur, et les écrase de sa masse solide. Essayez de tenir cette gageure : faire une « coupe transversale » d'une pensée qui évolue et en examiner la section ; cela vous fera comprendre et sentir la difficulté d'observer des courants transitifs. La pensée met une telle fougue en son élan, que presque toujours elle est déjà arrivée à sa conclusion quand l'on songe encore à l'arrêter en chemin. Et si l'on est assez vif pour l'arrêter, elle cesse immédiatement d'être elle‑même on veut saisir un cristal de neige, et l'on n'a sur la main qu'une goutte d'eau ; on veut saisir la conscience d'un rapport allant vers son terme, et l'on ne tient qu'un état substantif, généra­lement le dernier mot prononcé, d'où se sont évaporés la vie, le mouvement, le sens précis qu'il avait dans la phrase. Tenter une analyse introspective dans ces conditions reviendrait à saisir un rouet pour en surprendre le mouvement, ou à allumer le gaz assez vite pour voir l'obscurité.
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mer 6 Jan 2010 - 1:48

Jusqu'à maintenant, le Terrien en avait une idée approximative avec la croyance en Dieu. Ca y est ! C'est fait ! il vient de le découvrir ! C'est un véritable univers fait sans matière aussi puissant que notre univers de matière. Il est peuplé d'êtres vivants faits de métamatière qui vivent dans une nature faite de métamatière. Il est régit par des lois immuables. Les deux univers vivent en symbiose. Ils s'échangent leur énergie.

L'énergie qui anime les êtres matériels est l'instinct.
L'énergie qui anime les êtres métamatériels est l'intelligence.

Les natures matérielles et métamatérielles vivent en symbiose. Elles s'échangent leur énergie.

la nature de matière transfère son instinct chez sa partenaire la nature de métamatière qui en a fondamentalement besoin.
La nature de métamatière transfère son intelligence chez sa partenaire la nature de matière qui en a fondamentalement besoin.

La nature de matière récupère l'intelligence en provenance de la nature de métamatière et la diffuse dans son environnement instinctif pour veiller au bon fonctionnement de sa biodiversité matérielle.
La nature de métamatière récupère l'instinct en provenance de la nature de matière et le diffuse dans son environnement intelligent pour veiller au bon fonctionnement de la biodiversité métamatérielle.

Les natures matérielles et métamatérielles utilisent des transmetteurs d'énergie pour leur symbiose. Ce sont l'espèce humaine pour le coté matériel et l'espèce esprit pour le coté métamatériel.

L'univers de matière est composé d'une structure de matière en perpétuel mouvement.

Il a aussi une personnalité : les biodiversités installées sur les planètes habitables. Sans ces biodiversités, l'univers de matière ne serait qu'une structure de matière sans vie. C'est sa personnalité que l'univers de matière cherche à garantir à tout prix. C'est pour cela qu'il vit en symbiose avec l'univers de métamatière lequel va veiller au bon fonctionnement des biodiersités installées sur les planètes habitables.

Comment va t-il faire ?

Il ne peut pas agir directement chez son partenaire matériel ; une barrière infranchissable les sépare. Il va employer un autre moyen. il va doter une espèce vivant dans l'univers de matière de son intelligence. C'est l'espèce humaine. Les humains vont faire le travail à sa place !! Ils vont veiller au bon fonctionnement de la biodiversité idéale chère à l'univers de matière sous le couvert de l'univers de métamatière. Ils devront rester en communication permanente avec l'instance détentrice et émettrice d'intelligence pour tous leurs comportements intelligents.

Tant que les humains respectent ce fonctionnement et restent en communication avec la nature de métamatière, tout va bien pour la nature de matière. Si au contraire il coupent unilatéralement la communication, leurs comportements intelligents deviennent anarchiques. Ils nuisent plus qu'ils n'harmonisent. C'est le pire des scénarii pour la nature de matière qui ne peut rein faire. Elle ne peut que subir. Elle, réputée invulnérable, devient vulnérable face à l'intelligence.
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mer 6 Jan 2010 - 3:21

Puisque telle est la science que nous cherchons, il nous faut examiner de quelles causes et de quels principes s'occupe cette science qui est la philosophie. C'est ce que nous pourrons éclaircir par les diverses manières dont on conçoit généralement le philosophe. On entend d'abord par ce mot l'homme qui sait tout, autant que cela est possible, sans savoir les détails. En. second lieu, on appelle philosophe celui qui peut connaître les choses difficiles et peu accessibles à la connaissance humaine; or les connaissances sensibles étant communes à tous et par conséquent faciles, n'ont rien de philosophique. Ensuite on croit que plus un homme est exact et capable d'enseigner les causes, plus il est philosophe en toute science. En outre, la science qu'on étudie pour elle-même et dans le seul but de savoir, paraît plutôt la philosophie que celle qu'on apprend en vue de ses résultats. Enfin, de deux sciences, celle qui domine l'autre, est plutôt la philosophie que celle qui lui est subordonnée; car le philosophe rie doit pas recevoir des lois, mais en donner; et il ne doit pas obéir à un autre, mais c'est au moins sage à lui obéir.

Telle est la nature et le nombre des idées que nous nous formons de la philosophie et du philosophe. De tous ces caractères de la philosophie, celui qui consiste à savoir toutes choses, appartient surtout à l'homme qui possède le mieux la connaissance du général ; car celui-là sait ce qui en est de tous les sujets particuliers. Et puis les connaissances les plus générales sont peut-être les plus difficiles à acquérir; car elles sont les plus éloignées des sensations. Ensuite, les sciences les plus exactes sont celles qui s'occupent le plus des principes; en effet celles dont l'objet est plus simple sont plus exactes que celles dont l'objet est plus composé; l'arithmétique, par exemple, l'est plus que la géométrie. Ajoutez que. la science qui peut le mieux enseigner, est celle qui étudie les causes; car enseigner, c'est dire les causes de chaque chose.

De plus, savoir uniquement pour savoir, appartient surtout à la science de ce qu'il y a de plus scientifique; car celui qui veut apprendre dans le seul but d'apprendre, choisira sur toute autre la science par excellence, c'est-à-dire la science de ce qu'il y a de plus scientifique; et ce qu'il y a de plus scientifique, ce sont les principes et les causes; car c'est à l'aide des principes et par eux que nous connaissons les autres choses, et non pas les principes par les sujets particuliers. Enfin, la science souveraine, faite pour dominer toutes les autres, est celle qui connaît pourquoi il faut faire chaque chose; or, ce pourquoi est le bien dans chaque chose, et, en général, c'est le bien absolu dans toute la nature.
De tout ce que nous venons de dire, il résulte que le mot de philosophie dont nous avons recherché les diverses significations, se rapporte à une seule et même science. Une telle science s'élève aux principes et aux causes; or, le bien, la raison des choses, est au nombre des causes. Et qu'elle n'a pas un but pratique, c'est ce qui est évident par l'exemple des premiers qui se sont occupés de philosophie. Ce fut en effet l'étonnement d'abord comme aujourd'hui, qui fit naître parmi les hommes les recherches philosophiques. Entre les phénomènes qui les frappaient, leur curiosité se porta d'abord sur ce qui était le plus à leur portée ; puis, s'avançant ainsi peu à peu, ils en vinrent à se demander compte de plus grands phénomènes, comme des divers états de la lune, du soleil, des astres, et enfin de l'origine de l'univers. Or, douter et s'étonner, c'est reconnaître son ignorance.. Voilà pourquoi on peut dire en quelque manière que l'ami de la philosophie est aussi celui des mythes; car la matière du mythe, c'est l'étonnant, le merveilleux. Si donc on a philosophé pour échapper à l'ignorance, il est clair qu'on a poursuivi la science pour savoir et sans aucun but d'utilité. Le fait eu fait foi : car tout ce qui regarde les besoins, le bien-être et la commodité de la vie était déjà trouvé, lorsqu'on entreprit un tel ordre de recherches. Il est donc évident que nous ne cherchons la philosophie dans aucun intérêt étranger ; et comme nous appelons homme libre celui qui s'appartient à lui-même et qui n'appartient pas à un autre, de même la philosophie est de toutes les sciences la seule libre; car seule elle est à elle-même son propre but. Aussi, ne serait-ce pas sans quelque raison qu'on regarderait comme plus qu'humaine la possession de cette science; car la nature de l'homme est esclave à beaucoup d'égards; la divinité seule, pour parler comme Simonide, aurait ce privilège, et il ne convient pas à l'homme de ne pas se borner à la science qui est à son usage. Si donc les poètes disent vrai, et si la nature divine doit être envieuse, c'est surtout au sujet de cette prétention, et tous les téméraires qui la partagent, eu portent la peine. Mais la divinité ne peut connaître l'envie; les poètes, comme dit le proverbe, sont souvent menteurs, et il n'y a pas de science à laquelle il faille attacher plus de prix. Car la plus divine est celle qu'on doit priser le plus; or, celle-ci porte seule ce caractère à un double titre. En effet, une science qui appartiendrait à Dieu, et qui s'occuperait de choses divines, serait sans contredit une science divine : et seule, celle dont nous parlons satisfait à ces deux conditions. D'une part, Dieu est reconnu de tout le monde comme le principe même des causes; et de l'autre, la science des causes lui appartient exclusivement ou dans un degré supérieur. Ainsi toutes les sciences sont plus nécessaires que la philosophie, mais nulle n'est plus excellente. Et rien ne diffère plus que la possession de cette science et son début. On commence, ainsi que nous l'avons dit, par s'étonner que les choses soient de telle façon ; et comme on s'émerveille en présence des automates, quand on n'en connaît pas les ressorts, de même nous nous étonnons des révolutions du soleil et de l'incommensurabilité du diamètre; car il semble étonnant à tout le monde qu'une quantité ne puisse être mesurée par une quantité si petite qu'elle soit. C'est, comme dit le proverbe, par le contraire et par le meilleur qu'il faut finir, comme il arrive dans le cas que nous venons de citer, lorsqu'enfin on est parvenu à s'en rendre compte : car rien n'étonnerait plus un géomètre que si le diamètre devenait commensurable.

Nous venons de déterminer la nature de la science que nous cherchons, le but de cette science et de tout notre travail.
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mer 6 Jan 2010 - 3:22

Il est évident qu'il faut acquérir la science des causes premières, puisque nous ne pensons savoir une chose que quand nous croyons en connaître la première cause. Or, on distingue quatre sortes de causes, la première est l'essence et la forme propre de chaque chose; car il faut pousser la recherche des causes aussi loin qu'il est possible, et c'est la raison dernière d'une chose qui en est le principe et la cause. La seconde cause est la matière et le sujet; la troisième le principe du mouvement; la quatrième, enfin, celle qui répond à la précédente, la raison et le bien des choses; car la fin de tout phénomène et de tout mouvement, c'est le bien. Ces points de vue ont été suffisamment expliqués dans les livres de physique; reprenons cependant les opinions des philosophes qui nous ont précédés dans l'étude des êtres et de la vérité. Il est évident qu'eux aussi reconnaissent certaines causes et certains principes : cette revue peut donc nous être utile pour la recherche qui nous occupe. Car il arrivera ou que nous rencontrerons un ordre de causes que nous avions omis, ou que nous prendrons plus de confiance dans la classification que nous venons d'exposer.

La plupart des premiers philosophes ont cherché dans la matière les principes de toutes choses. Car ce dont toute chose est, d'où provient toute génération et où aboutit toute destruction, l'essence restant la même et ne faisant que changer d'accidents, voilà ce qu'ils appellent l'élément et le principe des êtres; et pour cette raison, ils pensent que rien ne naît et que rien ne périt, puisque cette nature première subsiste toujours. Nous ne disons pas d'une manière absolue que Socrate naît, lorsqu'il devient beau ou musicien, ni qu'il périt lorsqu'il perd ces manières d'être, attendu que le même Socrate, sujet de ces changements, n'en demeure pas moins ; il en est de même pour toutes les autres choses; car il doit y avoir une certaine nature, unique ou multiple, d'où viennent toutes choses, celle-là subsistant la même. Quant au nombre et à l'espèce de ces déments, on ne s'accorde pas.

Thalès, le fondateur de cette manière de philosopher, prend l'eau pour principe, et voilà pourquoi il a prétendu que la terre reposait sur l'eau, amené probablement à cette opinion parce qu'il avait observé que l'humide est l'aliment de tous les êtres, et que la chaleur elle-même vient de l'humide et en vit; or, ce dont viennent les choses est leur principe. C'est de là qu'il tira sa doctrine, et aussi de ce que les germes de toutes choses sont de leur nature humides, et que l'eau est le principe des choses humides. Plusieurs pensent que dès la plus haute antiquité, bien avant notre époque, les premiers théologiens ont eu la même opinion sur la nature: car ils avaient fait l'Océan et Téthys auteurs de tous les phénomènes de ce monde, et ils montrent les Dieux jurant par l'eau que les poètes appellent le Styx. En effet, ce qu'il y a de plus ancien est ce qu'il y a de plus saint; et ce qu'il y a de plus saint, c'est le serment. Y a-t-il réellement un système physique dans cette vieille et antique opinion? c'est ce dont on pourrait douter. Mais pour Thalès on dit que telle fut sa doctrine. Quant à Hippon, sa pensée n'est pas assez profonde pour qu'on puisse le placer parmi ces philosophes. Anaximène et Diogène prétendaient que l'air est antérieur à l'eau, et qu'il est le principe des corps simples; ce principe est le feu, selon Hippase de Métaponte et Héraclite d'Éphèse. Empédocle reconnut quatre éléments, ajoutant la terre à ceux que nous avons nommés; selon lui, ces éléments subsistent toujours et ne deviennent pas, mais le seul changement qu'ils subissent est celui de l'augmentation ou de la diminution, lorsqu'ils s'agrègent ou se séparent. Anaxagoras de Clazomène, qui naquit avant ce dernier, mais qui écrivit après lui, suppose qu'il y a une infinité de principes : il prétend que toutes les choses formées de parties semblables comme le feu et l'eau, ne naissent et ne périssent qu'en ce sens que leurs parties se réunissent ou se séparent, mais que du reste rien ne naît ni ne périt, et que tout subsiste éternellement. De tout cela on pourrait conclure que jusqu'alors on n'avait considéré les choses que sous le point de vue de la matière.

Quand on en fut là, la chose elle-même força d'avancer encore, et imposa de nouvelles recherches. Si tout ce qui naît doit périr et vient d'un principe unique ou multiple, pourquoi en est-il ainsi et quelle en est la cause? car ce n'est pas le sujet qui peut se changer lui-même ; l'airain, par exemple, et le bois ne se changent pas eux-mêmes, et ne se font pas l'un statue, l'autre lit, mais il y a quelque autre cause à ce changement. Or, chercher cette cause, c'est chercher un antre principe, le principe du mouvement, comme nous disions. Ceux des anciens qui dans l'origine touchèrent ce sujet, et qui avaient pour système l'unité de substance, ne se tourmentèrent pas de cette difficulté; mais quelques-uns de ces partisans de l'unité, inférieurs en quelque sorte à cette question, disent que l'unité et tout ce qui est, réel n'admet pas de mouvement, ni pour la génération et la corruption, ni même pour tout autre changement. Aussi, de tous ceux qui partent de l'unité du tout, pas un ne s'est occupé de ce point de vue, si ce n'est peut-être Parménide, et encore ne le fait-il qu'autant qu'à côté de son système de l'unité, il admet en quelque sorte deux principes. Mais ceux qui admettent la pluralité des principes, le chaud et le froid, par exemple, ou le feu et la terre, étaient plus à même d'arriver à cet ordre des recherches; car ils attribuaient au feu la puissance motrice, à l'eau, à la terre et aux autres éléments de cette sorte, la qualité contraire. Après ces philosophes et de pareils principes, comme ces principes étaient insuffisants pour produire les choses, la vérité elle même, comme nous l'avons déjà dit, força de recourir à un autre principe. En effet, il n'est guère vraisemblable que ni le feu, ni la terre, ni aucun autre élément de ce genre, soit la cause de l'ordre et de la beauté qui règnent. dans le monde, éternellement chez certains êtres, passagèrement chez d'autres ; ni que ces philosophes aient eu une pareille pensée : d'un autre côté, rapporter un tel résultat au hasard ou à la fortune n'eût pas été raisonnable. Aussi quand un homme vint dire qu'il y avait dans la nature, comme dans les animaux, une intelligence qui est la cause de l'arrangement et de l'ordre de l'univers, cet homme parut seul avoir conservé sa raison au milieu des folies de ses devanciers. Or, nous savons avec certitude qu'Anaxagoras entra le premier dans ce point de vue; avant lui Hermotime de Clazomène paraît l'avoir soupçonné. Ces nouveaux philosophes érigèrent en même temps cette cause de l'ordre en principe des êtres, principe doué de la vertu d'imprimer le mouvement.

On pourrait dire qu'avant eux, Hésiode avait entrevu cette vérité, Hésiode ou quiconque a mis dans les êtres comme principe l'amour ou le désir, par exemple Parménide. Celui-ci dit en effet dans sa théorie de la formation de l'univers:

«Il fit l'amour le premier de tous les Dieux. »

Hésiode dit de son côté :

« Avant toutes choses était le chaos ; ensuite,
La terre au vaste sein...
Puis l'amour, le plus beau de tous les immortels. »

Comme s'ils avaient reconnu la nécessité d'une cause dans les êtres capable de donner le mouvement et le lien aux choses. Quant à la question de savoir à qui appartient la priorité, qu'il nous soit permis de la décider plus tard.

Ensuite, comme à côté du bien dans la nature, on voyait aussi son contraire, non seulement de l'ordre et de la beauté, mais aussi du désordre et de la laideur, comme le mal paraissait même l'emporter sur le bien et le laid sur le beau, un autre philosophe introduisit l'amitié et la discorde, causes opposées de ces effets opposés. Car si l'on veut suivre de près Empédocle, et s'attacher au fond de sa pensée plutôt qu'à la manière presqu'enfantine dont il l'exprime, on trouvera que l'amitié est la cause du bien, et la discorde celle du mal ; de sorte que peut-être n'aurait-t-on pas tort de dire qu'Empédocle a parlé en quelque manière et a parlé le premier du bien et du mal comme principes, puisque le principe de tous les biens est le bien lui-même, et le mal le principe de tout ce qui est mauvais.

Jusqu'ici nous avons vu ces philosophes reconnaître deux des genres de causes déterminés par nous dans la Physique, la matière et le principe du mouvement ; mais ils l'ont fait confusément et indistinctement, comme agissent dans les combats les soldats mal exercés; ceux-ci frappent souvent de bons coups dans la mêlée, mais ils le font sans science; de même nos philosophes paraissent avoir parlé sans bien savoir ce qu'ils disaient, car l'usage qu'on les voit taire de leurs principes est nul ou peu s'en faut. Anaxagoras se sert de l'intelligence comme d'une machine pour faire le monde, et quand il désespère de trouver la cause réelle d'un phénomène, il produit l'intelligence sur la scène; mais dans tout autre cas, il aime mieux donner aux faits une autre cause. Empédocle se sert davantage, mais d'une manière insuffisante encore, de ses principes, et dans leur emploi il ne s'accorde pas avec lui-même. Souvent chez lui, l'amitié sépare, la discorde réunit : en effet, lorsque dans l'univers les éléments sont séparés par la discorde, toutes les particules de feu n'en sont pas moins unies en un tout, ainsi que celles de chacun des autres éléments; et lors-qu'au contraire c'est l'amitié qui unit tous les éléments, il faut bien pour cela que les particules de chaque élément se divisent.

Empédocle fut donc le premier des anciens qui employa en le divisant le principe du mouvement, et ne supposa plus une cause unique, mais deux causes différentes et opposées. Quant à la matière, il est le premier qui ait parlé des quatre éléments; toutefois, il ne s'en sert pas comme s'ils étaient quatre, mais comme s'ils n'étaient que deux, à savoir, le feu tout seul, et en opposition au feu, la terre, l'air et l'eau, ne faisant qu'une seule et même nature. C'est là du moins ce que ses vers donnent à entendre.

Voilà, selon nous, la nature et le nombre des principes d'Empédocle. Leucippe et son ami Démocrite disent que les éléments primitifs sont le plein et le vide, qu'ils appellent l'être et le non être; le plein ou le solide, c'est l'être; le vide ou le rare, c'est le non-être; c'est pourquoi ils disent que l'être n'existe pas plus que le non-être, parce que le corps n'existe pas plus que le vide : telles sont, sous le point de vue de la matière, les causes des êtres. Et de même que ceux qui posent comme principe une substance unique, expliquent tout le reste par les modifications de cette substance, en donnant pour principe à ces modifications le rare et le dense, de même aussi ces philosophes placent dans les différences les causes de toutes choses; ces différences sont au nombre de trois, la forme, l'ordre et la position : ils disent en effet que les différences de l'être viennent de la configuration, de l'arrangement et de la tournure; or, la configuration c'est la forme, l'arrangement c'est l'ordre, la tournure c'est la position. Ainsi, A diffère de N par la forme, AN de NA par l'ordre, et Z de N par la position. Quant au mouvement, à ses lois et à sa cause, ils ont traité cette question très négligemment, comme les autres philosophes. Nos devanciers donc n'ont pas été plus loin sur ces deux genres de causes. Il est évident qu'il faut acquérir la science des causes premières, puisque nous ne pensons savoir une chose que quand nous croyons en connaître la première cause. Or, on distingue quatre sortes de causes, la première est l'essence et la forme propre de chaque chose; car il faut pousser la recherche des causes aussi loin qu'il est possible, et c'est la raison dernière d'une chose qui en est le principe et la cause. La seconde cause est la matière et le sujet; la troisième le principe du mouvement; la quatrième, enfin, celle qui répond à la précédente, la raison et le bien des choses; car la fin de tout phénomène et de tout mouvement, c'est le bien. Ces points de vue ont été suffisamment expliqués dans les livres de physique; reprenons cependant les opinions des philosophes qui nous ont précédés dans l'étude des êtres et de la vérité. Il est évident qu'eux aussi reconnaissent certaines causes et certains principes : cette revue peut donc nous être utile pour la recherche qui nous occupe. Car il arrivera ou que nous rencontrerons un ordre de causes que nous avions omis, ou que nous prendrons plus de confiance dans la classification que nous venons d'exposer.

La plupart des premiers philosophes ont cherché dans la matière les principes de toutes choses. Car ce dont toute chose est, d'où provient toute génération et où aboutit toute destruction, l'essence restant la même et ne faisant que changer d'accidents, voilà ce qu'ils appellent l'élément et le principe des êtres; et pour cette raison, ils pensent que rien ne naît et que rien ne périt, puisque cette nature première subsiste toujours. Nous ne disons pas d'une manière absolue que Socrate naît, lorsqu'il devient beau ou musicien, ni qu'il périt lorsqu'il perd ces manières d'être, attendu que le même Socrate, sujet de ces changements, n'en demeure pas moins ; il en est de même pour toutes les autres choses; car il doit y avoir une certaine nature, unique ou multiple, d'où viennent toutes choses, celle-là subsistant la même. Quant au nombre et à l'espèce de ces déments, on ne s'accorde pas.

Thalès, le fondateur de cette manière de philosopher, prend l'eau pour principe, et voilà pourquoi il a prétendu que la terre reposait sur l'eau, amené probablement à cette opinion parce qu'il avait observé que l'humide est l'aliment de tous les êtres, et que la chaleur elle-même vient de l'humide et en vit; or, ce dont viennent les choses est leur principe. C'est de là qu'il tira sa doctrine, et aussi de ce que les germes de toutes choses sont de leur nature humides, et que l'eau est le principe des choses humides. Plusieurs pensent que dès la plus haute antiquité, bien avant notre époque, les premiers théologiens ont eu la même opinion sur la nature: car ils avaient fait l'Océan et Téthys auteurs de tous les phénomènes de ce monde, et ils montrent les Dieux jurant par l'eau que les poètes appellent le Styx. En effet, ce qu'il y a de plus ancien est ce qu'il y a de plus saint; et ce qu'il y a de plus saint, c'est le serment. Y a-t-il réellement un système physique dans cette vieille et antique opinion? c'est ce dont on pourrait douter. Mais pour Thalès on dit que telle fut sa doctrine. Quant à Hippon, sa pensée n'est pas assez profonde pour qu'on puisse le placer parmi ces philosophes. Anaximène et Diogène prétendaient que l'air est antérieur à l'eau, et qu'il est le principe des corps simples; ce principe est le feu, selon Hippase de Métaponte et Héraclite d'Éphèse. Empédocle reconnut quatre éléments, ajoutant la terre à ceux que nous avons nommés; selon lui, ces éléments subsistent toujours et ne deviennent pas, mais le seul changement qu'ils subissent est celui de l'augmentation ou de la diminution, lorsqu'ils s'agrègent ou se séparent. Anaxagoras de Clazomène, qui naquit avant ce dernier, mais qui écrivit après lui, suppose qu'il y a une infinité de principes : il prétend que toutes les choses formées de parties semblables comme le feu et l'eau, ne naissent et ne périssent qu'en ce sens que leurs parties se réunissent ou se séparent, mais que du reste rien ne naît ni ne périt, et que tout subsiste éternellement. De tout cela on pourrait conclure que jusqu'alors on n'avait considéré les choses que sous le point de vue de la matière.

Quand on en fut là, la chose elle-même força d'avancer encore, et imposa de nouvelles recherches. Si tout ce qui naît doit périr et vient d'un principe unique ou multiple, pourquoi en est-il ainsi et quelle en est la cause? car ce n'est pas le sujet qui peut se changer lui-même ; l'airain, par exemple, et le bois ne se changent pas eux-mêmes, et ne se font pas l'un statue, l'autre lit, mais il y a quelque autre cause à ce changement. Or, chercher cette cause, c'est chercher un antre principe, le principe du mouvement, comme nous disions. Ceux des anciens qui dans l'origine touchèrent ce sujet, et qui avaient pour système l'unité de substance, ne se tourmentèrent pas de cette difficulté; mais quelques-uns de ces partisans de l'unité, inférieurs en quelque sorte à cette question, disent que l'unité et tout ce qui est, réel n'admet pas de mouvement, ni pour la génération et la corruption, ni même pour tout autre changement. Aussi, de tous ceux qui partent de l'unité du tout, pas un ne s'est occupé de ce point de vue, si ce n'est peut-être Parménide, et encore ne le fait-il qu'autant qu'à côté de son système de l'unité, il admet en quelque sorte deux principes. Mais ceux qui admettent la pluralité des principes, le chaud et le froid, par exemple, ou le feu et la terre, étaient plus à même d'arriver à cet ordre des recherches; car ils attribuaient au feu la puissance motrice, à l'eau, à la terre et aux autres éléments de cette sorte, la qualité contraire. Après ces philosophes et de pareils principes, comme ces principes étaient insuffisants pour produire les choses, la vérité elle même, comme nous l'avons déjà dit, força de recourir à un autre principe. En effet, il n'est guère vraisemblable que ni le feu, ni la terre, ni aucun autre élément de ce genre, soit la cause de l'ordre et de la beauté qui règnent. dans le monde, éternellement chez certains êtres, passagèrement chez d'autres ; ni que ces philosophes aient eu une pareille pensée : d'un autre côté, rapporter un tel résultat au hasard ou à la fortune n'eût pas été raisonnable. Aussi quand un homme vint dire qu'il y avait dans la nature, comme dans les animaux, une intelligence qui est la cause de l'arrangement et de l'ordre de l'univers, cet homme parut seul avoir conservé sa raison au milieu des folies de ses devanciers. Or, nous savons avec certitude qu'Anaxagoras entra le premier dans ce point de vue; avant lui Hermotime de Clazomène paraît l'avoir soupçonné. Ces nouveaux philosophes érigèrent en même temps cette cause de l'ordre en principe des êtres, principe doué de la vertu d'imprimer le mouvement.

On pourrait dire qu'avant eux, Hésiode avait entrevu cette vérité, Hésiode ou quiconque a mis dans les êtres comme principe l'amour ou le désir, par exemple Parménide. Celui-ci dit en effet dans sa théorie de la formation de l'univers:

«Il fit l'amour le premier de tous les Dieux. »

Hésiode dit de son côté :

« Avant toutes choses était le chaos ; ensuite,
La terre au vaste sein...
Puis l'amour, le plus beau de tous les immortels. »

Comme s'ils avaient reconnu la nécessité d'une cause dans les êtres capable de donner le mouvement et le lien aux choses. Quant à la question de savoir à qui appartient la priorité, qu'il nous soit permis de la décider plus tard.

Ensuite, comme à côté du bien dans la nature, on voyait aussi son contraire, non seulement de l'ordre et de la beauté, mais aussi du désordre et de la laideur, comme le mal paraissait même l'emporter sur le bien et le laid sur le beau, un autre philosophe introduisit l'amitié et la discorde, causes opposées de ces effets opposés. Car si l'on veut suivre de près Empédocle, et s'attacher au fond de sa pensée plutôt qu'à la manière presqu'enfantine dont il l'exprime, on trouvera que l'amitié est la cause du bien, et la discorde celle du mal ; de sorte que peut-être n'aurait-t-on pas tort de dire qu'Empédocle a parlé en quelque manière et a parlé le premier du bien et du mal comme principes, puisque le principe de tous les biens est le bien lui-même, et le mal le principe de tout ce qui est mauvais.

Jusqu'ici nous avons vu ces philosophes reconnaître deux des genres de causes déterminés par nous dans la Physique, la matière et le principe du mouvement ; mais ils l'ont fait confusément et indistinctement, comme agissent dans les combats les soldats mal exercés; ceux-ci frappent souvent de bons coups dans la mêlée, mais ils le font sans science; de même nos philosophes paraissent avoir parlé sans bien savoir ce qu'ils disaient, car l'usage qu'on les voit taire de leurs principes est nul ou peu s'en faut. Anaxagoras se sert de l'intelligence comme d'une machine pour faire le monde, et quand il désespère de trouver la cause réelle d'un phénomène, il produit l'intelligence sur la scène; mais dans tout autre cas, il aime mieux donner aux faits une autre cause. Empédocle se sert davantage, mais d'une manière insuffisante encore, de ses principes, et dans leur emploi il ne s'accorde pas avec lui-même. Souvent chez lui, l'amitié sépare, la discorde réunit : en effet, lorsque dans l'univers les éléments sont séparés par la discorde, toutes les particules de feu n'en sont pas moins unies en un tout, ainsi que celles de chacun des autres éléments; et lors-qu'au contraire c'est l'amitié qui unit tous les éléments, il faut bien pour cela que les particules de chaque élément se divisent.

Empédocle fut donc le premier des anciens qui employa en le divisant le principe du mouvement, et ne supposa plus une cause unique, mais deux causes différentes et opposées. Quant à la matière, il est le premier qui ait parlé des quatre éléments; toutefois, il ne s'en sert pas comme s'ils étaient quatre, mais comme s'ils n'étaient que deux, à savoir, le feu tout seul, et en opposition au feu, la terre, l'air et l'eau, ne faisant qu'une seule et même nature. C'est là du moins ce que ses vers donnent à entendre.

Voilà, selon nous, la nature et le nombre des principes d'Empédocle. Leucippe et son ami Démocrite disent que les éléments primitifs sont le plein et le vide, qu'ils appellent l'être et le non être; le plein ou le solide, c'est l'être; le vide ou le rare, c'est le non-être; c'est pourquoi ils disent que l'être n'existe pas plus que le non-être, parce que le corps n'existe pas plus que le vide : telles sont, sous le point de vue de la matière, les causes des êtres. Et de même que ceux qui posent comme principe une substance unique, expliquent tout le reste par les modifications de cette substance, en donnant pour principe à ces modifications le rare et le dense, de même aussi ces philosophes placent dans les différences les causes de toutes choses; ces différences sont au nombre de trois, la forme, l'ordre et la position : ils disent en effet que les différences de l'être viennent de la configuration, de l'arrangement et de la tournure; or, la configuration c'est la forme, l'arrangement c'est l'ordre, la tournure c'est la position. Ainsi, A diffère de N par la forme, AN de NA par l'ordre, et Z de N par la position. Quant au mouvement, à ses lois et à sa cause, ils ont traité cette question très négligemment, comme les autres philosophes. Nos devanciers donc n'ont pas été plus loin sur ces deux genres de causes.
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Stéphane

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mer 6 Jan 2010 - 3:25

Stéphane a écrit:
Danielle a écrit:
Un gourou fait ses sermons et ne se posent pas la question
si l'auditoire ecoute et le comprend


Par contre un forum de discussion c'est fait pour discuter et non pour exposer seul ses idées et une discussion se fait a 2 et plus.

Quand on veut écrire sans interagir on utilise un blog...

Mr Claude a semblé se ''calisser'' de nous quand on lui parlaient...
Alors j'suis pas sur mais je crois que l'admin c'est ''calissé'' de lui en mettant temporairement son compte inactif. bouff de rire Tost
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