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 La nature de métamatière et la manoeuvre de recul

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Danielle
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 15 Jan 2010 - 9:43

Ce matin es tu encore sur l'effet des gaz
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Stéphane



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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 15 Jan 2010 - 15:18

Tu n'aime pas mes superbe textes ??? Crying or Very sad
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bouff de rire bouff de rire bouff de rire
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Danielle
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 15 Jan 2010 - 15:23

tu es plus interessant ailleurs comique
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Stéphane



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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 15 Jan 2010 - 15:32

Nous pouvons si nous le voulons distinguer quatre étapes différentes au cours desquelles pourrait être réalisée la mise à l'épreuve d'une théorie. Il y a, tout d'abord, la comparaison logique des conclusions entre elles par laquelle on éprouve la cohérence interne du système. En deuxième lieu s'effectue la recherche de la forme logique de la théorie, qui a pour objet de déterminer si elle constituerait un progrès scientifique au cas où elle survivrait à nos divers tests. Enfin, la théorie est mise à l'épreuve en procédant à des applications empiriques des conclusions qui peuvent en être tirées.
Le but de cette dernière espèce de test est de découvrir jusqu'à quel point les conséquences nouvelles de la théorie - quelle que puisse être la nouveauté de ses assertions - font face aux exigences de la pratique, surgies d'expérimentations purement scientifiques ou d'applications techniques concrètes. Ici, encore, la procédure consistant à mettre à l'épreuve est déductive. A l'aide d'autres énoncés préalablement acceptés, l'on déduit de la théorie certains énoncés singuliers que nous pouvons appeler « prédictions » et en particulier des prévisions que nous pouvons facilement contrôler ou réaliser. Parmi ces énoncés l'on choisit ceux qui sont en contradiction avec elle. Nous essayons ensuite de prendre une décision en faveur (ou à l'encontre) de ces énoncés déduits en les comparant aux résultats des applications pratiques et des expérimentations.
Si cette décision est positive, c'est-à-dire si les conclusions singulières se révèlent acceptables, ou vérifiées, la théorie a provisoirement réussi son test : nous n'avons pas trouvé de raisons de l'écarter. Mais si la décision est négative ou, en d'autres termes, si, les conclusions ont été falsifiées, cette falsification falsifie également la théorie dont elle était logiquement déduite. Il faudrait noter ici qu'une décision ne peut soutenir la théorie que pour un temps car des décisions négatives peuvent toujours l'éliminer ultérieurement. Tant qu'une théorie résiste à des tests systématiques et rigoureux et qu'une autre ne la remplace pas avantageusement dans le cours de la progression scientifique, nous pouvons dire que cette théorie a « fait ses preuves » ou qu'elle est « corroborée ». cheers cheers
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Danielle
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 15 Jan 2010 - 15:56

tu serais plus populaire et gagnerais plus de sous
à publier tes ecrits

tu aurais peut etre plus de lecteurs

comique
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Stéphane



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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 15 Jan 2010 - 18:24

Tu sait ma cher Diane que l’obnubilation est donc, lorsqu’on la pense à partir de la vérité comme dévoilement ; le caractère de n’être pas dévoilé et, ainsi, la non-vérité originelle, propre à l’essence de la vérité. L’obnubilation de l’étant en totalité ne s’affirme pas comme une conséquence subsidiaire de la connaissance toujours parcellaire de l’étant. L’obnubilation de l’étant en totalité, la non-vérité originelle, est plus ancienne que toute révélation de tel ou tel étant » Heidegger, De l’essence de la vérité.
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 15 Jan 2010 - 18:43

Y ont mis quoi dans ton soluté pour ton anasthésie ?

J'ai la certitude quee t'as eu une dose double de substances illicites

drunken Tost Tost
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 15 Jan 2010 - 18:43

es-tu certain que t'étais au bon hopital?

bouff de rire
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Stéphane



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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 15 Jan 2010 - 18:56

Mon cher phelixx tu sait que La conscience théorique considère ce qui est et le laisse tel qu'il est. La conscience pratique est, au contraire, la conscience active qui ne laisse pas ce qui est tel qu'il est, mais y introduit des modifications et engendre d'elle-même des déterminations et des objets. - Ainsi, dans la conscience, se trouvent données deux sortes de réalités : le Je et l'objet, le Je déterminé par l'objet ou l'objet déterminé par moi. - Dans le premier cas, mon comportement est théorique. J'assume en moi les déterminations de l'objet telles qu'elles sont. Je laisse l'objet tel qu'il est, et je tâche de mettre mes représentations en accord avec lui. J'ai en moi des déterminations et l'objet, lui aussi, a en lui des déterminations. Le contenu de mon acte de représentation doit être fait de la même façon que l'objet. La vérité de mes représentations de l'objet doit être en accord avec la façon d'être et les déterminations de l'objet lui-même. La loi prescrite à notre conscience, dans la mesure où cette dernière est théorique, n'est pas entièrement passive, mais il faut que la conscience oriente son activité de façon à capter l'objectal. Quelque chose peut être objet pour notre perception sans que nous en ayons, pour autant, conscience, si notre activité ne s'oriente pas dans cette direction. Cette activité dans la réception est l'attention.

Pi, Mr Claude De Bortoli, c'est a votre gout ??? rire cramper
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Danielle
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 15 Jan 2010 - 19:17

LACHE LES ANTIBIOTIQUES ÇA PRESSE


comique comique comique comique comique
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Stéphane

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 15 Jan 2010 - 19:41

J'ai du fun moi bouff de rire cramper rire
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Danielle
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 15 Jan 2010 - 19:58

Un vrai adolescent

Quel heure ton repos mort rire2 comique
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Stéphane

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 15 Jan 2010 - 20:02

J'suis en repos depuis mercredi, j'peux meme pas parler jusqu'a dimance Rolling Eyes
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Stéphane

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 15 Jan 2010 - 20:10

DIANE, DIANE, DIANE, je vais te dire qu'il n'y a donc point de doute que je suis, s'il me trompe; et qu'il me trompe tant qu'il voudra, il ne saurait jamais faire que je ne sois rien, tant que je penserai être quelque chose. De sorte qu'après y avoir bien pensé, et avoir soigneusement examiné toutes choses, enfin il faut conclure, et tenir pour constant que cette proposition: Je suis, j'existe, est nécessairement vraie, toutes les fois que je la prononce, ou que je la conçois en mon esprit.

De sorte que toutes les anciennes opinions peuvent être rejetées comme incertaines.

Avant l'expérience doute, plusieurs évidences se présentaient: que je possède un corps, que mon âme fasse mouvoir ce corps. Par corps, j'entends tout ce qui peut être terminé par quelque figure; qui peut être compris en quelque lieu, et remplir un espace en telle sorte que tout autre corps en soit exclu; qui peut être senti, ou par l'attouchement, ou par la vue, ou par l'ouïe, ou par le goût, ou par l'odorat; qui peut être mû en plusieurs façons, non par lui-même, mais par quelque chose d'étranger duquel il soit touché et dont il reçoive l'impression.

Aucune des ces choses corporelles ne peut être dite m'appartenir en propre. Quant à l'âme, un des premiers attributs en est la faculté nutritive et motrice, un autre la faculté sensitive; mais cela dépendent du corps. Un autre est de penser; et je trouve ici que la pensée est un attribut qui m'appartient. Elle seule ne peut être détachée de moi. Je suis, j'existe: cela est certain; mais combien de temps? A savoir, autant de temps que je pense; car peut-être se pourrait-il faire, si je cessais de penser, que je cesserais en même temps d'être ou d'exister. (…) Je ne suis donc, précisément parlant, qu'une chose qui pense, c'est à dire un esprit, un entendement ou une raison, qui sont des termes dont la signification m'était auparavant inconnue.

Cette connaissance de moi-même ne peut être issue des choses dont l'existence n'est pas encore connue, ni d'aucune de celles qui sont feintes et inventées par l'imagination.

Il est donc besoin de détourner l'esprit de cette façon de concevoir (corporelle), afin qu'il puisse lui-même (l'esprit) reconnaître bien distinctement sa nature.

Mais qu'est-ce donc que je suis? Une chose qui pense. Qu'est-ce qu'une chose qui pense? C'est à dire une chose qui doute, qui conçoit, qui affirme, qui nie, qui veut, qui ne veut pas, qui imagine aussi, et qui sent.

Considérons les choses les plus communes et que nous croyons saisir le plus distinctement, à savoir les corps que nous touchons et que nous voyons.

Le morceau de cire: que subsiste-t-il de sa véritable nature après que l'action du feu en est totalement modifié l'aspect? Considérons-le attentivement, et éloignant toutes les choses qui n'appartiennent point à la cire, voyons ce qui reste. Certes il ne demeure rien que quelque chose d'étendu, de flexible et de muable.

Il faut donc que je tombe d'accord, que je ne saurais pas même concevoir par l'imagination ce que c'est que cette cire, et qu'il n'y a que mon entendement seul qui le conçoive. Mais ce qui est à remarquer, sa perception, ou bien l'action par laquelle on l'aperçoit, n'est point une vision, ni un attouchement, ni une imagination, et ne l'a jamais été, quoiqu'il le semblât ainsi auparavant, mais seulement une inspection de l'esprit, laquelle peut être imparfaite et confuse, comme elle l'était auparavant, ou bien claire et distincte, comme elle est à présent, selon que mon attention se porte plus ou moins aux choses qui sont en elle, et dont elle est composée.

Puisque c'est une chose qui m'est à présent connue, qu'à proprement parler nous ne concevons les corps que par la faculté d'entendre qui est en nous, et non point par l'imagination ni par les sens, et que nous ne les connaissons pas de ce que nous les voyons, ou que nous les touchons, mais seulement de ce que nous les concevons par la pensée, je connais évidemment qu'il n'y a rien qui me soit plus facile à connaître que mon esprit.
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Majeur
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 15 Jan 2010 - 20:28

calisse .....ARRETE CA Shocked Shocked Shocked Shocked Shocked
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Stéphane

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 15 Jan 2010 - 21:16

bouff de rire comique rire cramper
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 15 Jan 2010 - 21:17

ça devient inquiétant pale , j'espère que ça se soigne cheers
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Stéphane

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 15 Jan 2010 - 21:19

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Wink bouff de rire rire rire
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Stéphane

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Sam 16 Jan 2010 - 20:51

Que signifie Voir Qui vous êtes vraiment ? C’est tellement simple, c’est difficile à décrire. Normalement, nous regardons les choses là dehors. Voir Qui vous êtes vraiment ; c’es regarder ce à partir de quoi vous regardez, Ce qui regarde. C’est faire pivoter votre attention de 180° et regarder ce qui est le plus proche de vous que tout, ce qui est central dans votre vie – l’ingrédient permanent dans tout ce que vous êtes et faites. C’est-à-dire ce qui est à 0 centimètres de vous. Habituellement, je suis attentif à ce qui est relativement loin de moi – à quelque centimètre, mètres ou kilomètres. Mais ce qui est Ici, c’est un lieu que j’ai appris à ignorer, par la pression sociale. J’ai appris à prétendre que ça n’existe pas, que ce n’est pas important, que c’est dangereux et qu’il ne faut pas s’en occuper. C’est voir ce qui est exactement Ici où je suis – ce à partir de quoi je regarde. Voilà ce que Voir signifie pour moi »…

« Il y a trois possibilités. L’une c’est que je suis ce que la société m’apprend à affirmer ce que je suis, c’est-à-dire un être humain exactement semblable à ceux que je vois autour de moi, un objet solide, périssable, limité. Çà c’est la première. La deuxième, c’est que je suis uniquement espace – vide pour les autres êtres humains, Vacuité pure, un vide à remplir avec des choses. Mais il y a une troisième possibilité très différente des deux autres. Aucun mot ne peut décrire ce que je vois Ici. Cela n’a aucune caractéristique. Mais paradoxalement, cela lui donne une valeur incroyable. Il est dit dans les Upanishads – et on le retrouve dans d’autres écritures – que nous ne trouvons le bonheur, la paix que dans ce qui est grand ouvert, sans limites, au-delà de tout entendement, de tous nos cadres de référence. C’est totalement mystérieux. C’est en cela que nous sommes comblés –jamais dans ce qui est limité. Ainsi la troisième possibilité dont je parle, c’est la Non-chose qui est réellement Rien, Absence de chose, vraiment indescriptible. Mais c’est ce que je suis et donc c’est tout ce que je connais vraiment sans être capable de le décrire. C’est quelque chose qui me déconcerte, tant c’est inexprimable. C’est ce que je suis. Et que suis-je ? Je suis Non-chose, conscient de l’être. Et parce que c’est totalement mystérieux, auto-créateur, invraisemblable, incompréhensible, inconnaissable, cela devient mystérieusement ce en quoi je puis placer ma confiance »
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Danielle
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Sam 16 Jan 2010 - 20:55

C'est quand la fin de tes antibiotiques
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Stéphane

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Sam 16 Jan 2010 - 21:05

MA CHER DIANE JE DOIS T'AVOUER QU' Au reste l'esprit souffre avec le corps et en partage les sensations, tu le sais. La pointe d'un trait pénètre-t-elle en nous sans détruire tout à fait la vie, mais en déchirant les os et les nerfs? Une défaillance se produit, nous nous affaissons doucement à terre; là un trouble s'empare de l'esprit; nous avons par instants une vague velléité de nous relever. Donc, que de substance corporelle soit formé notre esprit, il le faut, puisque les atteintes corporelles d'un trait le font souffrir. Mais cet esprit, quels en sont les éléments? comment est-il constitué? C'est ce que je vais maintenant t'exposer. Je dis tout d'abord qu'il est d'une extrême subtilité et composé de corps très déliés. Si tu veux t'en convaincre, réfléchis à ceci: que rien évidemment ne s'accomplit aussi rapidement qu'un dessein de l'esprit et un début d'action. L'esprit est donc plus prompt à se mouvoir qu'aucun des corps placés sous nos yeux et accessible à nos sens. Or, une si grande mobilité nécessite des atomes à la fois très ronds et très menus, qui puissent rendre les corps sensibles à l'impulsion du moindre choc. Car l'eau ne s'agite et s'écoule sous le plus léger choc que parce que ses atomes sont petits et roulent facilement. Le miel au contraire est de nature plus épaisse, c'est une liqueur plus paresseuse, d'écoulement plus lent, du fait que la cohésion est plus grande dans la masse d'une matière formée d'atomes moins lisses, moins déliés et moins ronds. La graine du pavot, un souffle léger qui passe suffit pour la dissiper et la répandre en quantité: au lieu que sur un tas de pierres ou sur un faisceau d'épis, il ne peut rien. C'est donc que les corps les plus petits et les plus lisses sont ceux aussi qui sont doués de la plus grande mobilité. Au contraire, les plus lourds, les plus rugueux, demeurent les plus stables. Ainsi donc, puisque l'esprit se révèle d'une singulière mobilité, il faut qu'il se compose d'atomes tout petits, lisses et ronds : vérité dont tu trouveras en bien des cas, mon cher Memmius, la possession utile et opportune. Autre preuve encore, qui fait voir de quel tissu léger est cette substance: le peu d'espace qu'elle occuperait si l'on pouvait la condenser; quand le sommeil de la mort s'est emparé de l'homme et lui a apporté le repos, quand l'esprit et l'âme se sont retirés de lui, aucune perte ne se constate dans tout son corps, ni dans sa forme extérieure ni dans son poids: la mort laisse tout en place, sauf la sensibilité et la chaleur vitale. Cela prouve que des éléments minuscules composent l'âme entière, partout répandue en nous, étroitement liée à nos veines, à notre chair, à nos nerfs; sinon l'on ne verrait point, après que l'âme a fait sa retraite complète, le corps garder les contours de ses membres et ne pas perdre un grain de son poids." soul2
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Danielle
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Sam 16 Jan 2010 - 21:43

Maudit mot de ventre ca atteint la tete mort rire2 comique rire
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Dim 17 Jan 2010 - 18:10

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mar 26 Jan 2010 - 16:50

La réalité-humaine peut-elle aussi avoir une compréhension authentique de sa possibilité absolument propre, inconditionnelle et indépassable, certaine et, comme telle, indéterminée ? En d’autres termes peut-elle se maintenir en un être authentique pour sa fin ?

La possibilité absolument propre et inconditionnelle est une possibilité indépassable. Du fait d’être pour cette possibilité, la réalité-humaine comprend que l’imminence qui s’offre à elle comme extrême possibilité de l’existence, est de se renoncer elle-même. Seulement, l’élan-qui-anticipe, loin de prendre la fuite devant la possibilité-indépassable, comme le fait l’être inauthentique pour la mort, se rend libre pour elle. Devenir, par cette anticipation, libre pour sa propre mort, c’est être libéré de la déperdition parmi toutes les possibilités qui s’entre-choquent au hasard ; si bien qu’alors les possibilités effectives, toutes celles qui se situent en deçà de cette possibilité indépassable, peuvent être soumises à un choix et à une compréhension authentiques. L’élan anticipateur révèle à l’existence son renoncement à elle-même comme sa possibilité la plus extrême ; ainsi brise-t-il tout raidissement qui s’appesantirait sur l’existence chaque fois atteinte. La réalité-humaine, par l’élan de son anticipation, se préserve de retomber en arrière de soi-même, en arrière du pouvoir-être déjà compris, et « de devenir trop vieille pour ses victoires » . Libre pour les possibilités qui lui sont absolument propres, qui sont déterminées par la fin, c’est-à-dire comprises comme des possibilités finies, la réalité-humaine bannit le danger de méconnaître chez les Autres, à cause de son intelligence de l’existence qui est une intelligence finie, les possibilités d’existence qui la dépassent ; ou encore, elle exclut le danger de les interpréter faussement, et de les ramener par force aux siennes propres pour échapper ainsi à l’existence effective, uniquement et absolument sienne. La mort, en tant que possibilité inconditionnelle, signifie bien un esseulement radical ; mais alors même qu’elle isole, la mort, en tant que possibilité indépassable, ne fait que rendre la réalité-humaine, en tant que réalité-inter-humaine, compréhensive du pouvoir-être des Autres. Parce que l’élan qui anticipe la possibilité indépassable révèle à la fois toutes les possibilités situées en deçà de cette dernière, ce même élan offre la possibilité d’une anticipation existentielle de la réalité-humaine totale, c’est-à-dire la possibilité d’ex-sister en tant que pouvoir-former-un-Tout .
blabla blabla
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mar 26 Jan 2010 - 18:41

J'croyais que t'avais arrêté les médicaments Very Happy
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mer 27 Jan 2010 - 0:00

pas une rechute

Evil or Very Mad
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mer 27 Jan 2010 - 0:06

Vous n'aimez pas les textes de Einsten, Freud, Coppernic, Aristote, Socrate, Voltaire ??? bouff de rire

Ca enrichie la culture personnelle... bouff de rire
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mer 27 Jan 2010 - 11:07

Ce n'est pas la question aimer ou pas
mais il a une facon d'amener ces textes
par sujet - et amener de la discussion il faut des questions
claires de celui qui s'amuse à faire copie/coller que pour grimper
le nombre de messages sur le forum


lol! lol!
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mer 27 Jan 2010 - 13:57

Stéphane a écrit:
Vous n'aimez pas les textes de Einsten, Freud, Coppernic, Aristote, Socrate, Voltaire ??? bouff de rire

Ca enrichie la culture personnelle... bouff de rire

non merci g assé de mon tit cours de philo au cegep et le prof est aussi débile que tout les texte icitte Shocked Shocked
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Stéphane

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Sam 30 Jan 2010 - 22:40

On nous conteste de tous côtés le droit d'admettre un psychique inconscient et de travailler scientifiquement avec cette hypothèse. Nous pouvons répondre à cela que l'hypothèse de l'inconscient est nécessaire et légitime, et que nous possédons de multiples preuves de l'existence de l'inconscient. Elle est nécessaire, parce que les données de la conscience sont extrêmement lacunaires ; aussi bien chez l'homme sain que chez le malade, et il se produit fréquemment des actes psychiques qui, pour être expliqués, présupposent d'autres actes qui, eux, ne bénéficient pas du témoignage de la conscience. Ces actes ne sont pas seulement les actes manqués et les rêves, chez l'homme sain, et tout ce qu'on appelle symptômes psychiques et phénomènes compulsionnels chez le malade ; notre expérience quotidienne la plus personnelle nous met en présence d'idées qui nous viennent sans que nous en connaissions l'origine, et de résultats de pensée dont l'élaboration nous est demeurée cachée. Tous ces actes conscients demeurent incohérents et incompréhensibles si nous nous obstinons à prétendre qu'il faut bien percevoir par la conscience tout ce qui se passe en nous en fait d'actes psychiques; mais ils s'ordonnent dans un ensemble dont on peut montrer la cohérence, si nous interpolons les actes inconscients inférés. Or, nous trouvons dans ce gain de sens et de cohérence une raison, pleinement justifiée, d'aller au-delà de l'expérience immédiate. Et s'il s'avère de plus que nous pouvons fonder sur l'hypothèse de l'inconscient une pratique couronnée de succès, par laquelle nous influençons, conformément à un but donné, le cours de processus conscients, nous aurons acquis, avec ce succès, une preuve incontestablement de l'existence de ce dont nous avons fait l'hypothèse. L'on doit donc se ranger à l'avis que ce n'est qu'au prix d'une prétention intenable que l'on peut exiger que tout ce qui se produit dans le domaine psychique doive aussi être connu de la conscience. Tost soul2 mort soul rire
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Dim 31 Jan 2010 - 10:06

lache les bouteilles comique

qui est le jeune ici : Stephane ou le jeune
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Stéphane

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Dim 31 Jan 2010 - 13:02

J'suis jeune bouff de rire meme si j'suis pas aussi jeune que Le Jeune tongue
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Danielle
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Dim 31 Jan 2010 - 13:27

il a rien à faire avec toi

mort rire2 comique
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Stéphane

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mer 10 Fév 2010 - 21:01

Après avoir constaté mon existence (cf. cogito cartésien), je constate que j'ai constaté mon existence : je constate donc qu'il existe en moi une capacité de réflexion sur moi-même (cf. le mot "réflexion"). Ce constat n'est pas réfutable car dès le cogito, le "je pense" est pensé par moi, et donc je me pense. Aucune théorie métaphysique ultérieure ne pourra réfuter ceci, car cette théorie, pensée par moi, et parlant de moi (puisque étant métaphysique) fournit elle-même un exemple ou je pense sur moi.

La pensée de soi nécessite la potentialité d'action sur soi, et est d'autant plus grande que celle-ci est importante. En effet, si quelqu'un d'autre me pense, cela ne modifie pas mon état, mais si je me pense, cette pensée a lieu en moi, et donc modifie mon état. Comme je suis à l'origine de cette pensée de moi, j'agis sur moi ; si je n'avais pas cette possibilité d'action sur moi-même, je ne pourrais donc pas me penser, et mes pensées seraient une suite linéaire d'idées se succédant mécaniquement les unes aux autres (cf. ce qui se passe dans un ordinateur), sans que j'en suive le fil, et donc sans que j'en sois conscient (bien sûr, la conscience peut elle aussi être mécanique ; elle n'en est pas moins pensée de soi et action sur soi). La conscience de soi nécessite donc la possibilité d'agir sur soi (la réciproque étant probablement fausse : une action sur soi n'implique pas nécessairement une pensée de soi).

Cette conscience de soi n'est pas opposée au déterminisme (qui en est la cause) ; elle en tempère certains effets. En particulier, la notion de responsabilité, qui semblait indéfinissable dans le déterminisme, apparaît : si je peux penser mes pensées, et donc les modifier, je peux modifier une ancienne pensée, et donc contourner le déterminisme direct ; je connais donc les décisions que j'ai prises et peux les modifier (si je ne peux pas les modifier, je ne peux pas agir sur moi et suis donc dans un moment d'inconscience, d'action mécanique). Si je connais et peux modifier mes décisions, j'en suis responsable, car l'argument que, selon le déterminisme, elles étaient inévitables, ne tient plus. Tout sujet conscient d'exister est donc responsable (car capable de maîtriser ses actions).

J'appellerai existence de soi le mode d'existence d'un être quand il se pense lui-même (et non pas d'un être ayant seulement la potentialité de se penser lui-même), c'est-à-dire quand il pense (sur) ses pensées.
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   

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La nature de métamatière et la manoeuvre de recul
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