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 La nature de métamatière et la manoeuvre de recul

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Danielle
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mer 27 Jan 2010 - 0:00

pas une rechute

Evil or Very Mad
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Stéphane



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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mer 27 Jan 2010 - 0:06

Vous n'aimez pas les textes de Einsten, Freud, Coppernic, Aristote, Socrate, Voltaire ??? bouff de rire

Ca enrichie la culture personnelle... bouff de rire
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Danielle
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mer 27 Jan 2010 - 11:07

Ce n'est pas la question aimer ou pas
mais il a une facon d'amener ces textes
par sujet - et amener de la discussion il faut des questions
claires de celui qui s'amuse à faire copie/coller que pour grimper
le nombre de messages sur le forum


lol! lol!
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Majeur
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mer 27 Jan 2010 - 13:57

Stéphane a écrit:
Vous n'aimez pas les textes de Einsten, Freud, Coppernic, Aristote, Socrate, Voltaire ??? bouff de rire

Ca enrichie la culture personnelle... bouff de rire

non merci g assé de mon tit cours de philo au cegep et le prof est aussi débile que tout les texte icitte Shocked Shocked
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Stéphane



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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Sam 30 Jan 2010 - 22:40

On nous conteste de tous côtés le droit d'admettre un psychique inconscient et de travailler scientifiquement avec cette hypothèse. Nous pouvons répondre à cela que l'hypothèse de l'inconscient est nécessaire et légitime, et que nous possédons de multiples preuves de l'existence de l'inconscient. Elle est nécessaire, parce que les données de la conscience sont extrêmement lacunaires ; aussi bien chez l'homme sain que chez le malade, et il se produit fréquemment des actes psychiques qui, pour être expliqués, présupposent d'autres actes qui, eux, ne bénéficient pas du témoignage de la conscience. Ces actes ne sont pas seulement les actes manqués et les rêves, chez l'homme sain, et tout ce qu'on appelle symptômes psychiques et phénomènes compulsionnels chez le malade ; notre expérience quotidienne la plus personnelle nous met en présence d'idées qui nous viennent sans que nous en connaissions l'origine, et de résultats de pensée dont l'élaboration nous est demeurée cachée. Tous ces actes conscients demeurent incohérents et incompréhensibles si nous nous obstinons à prétendre qu'il faut bien percevoir par la conscience tout ce qui se passe en nous en fait d'actes psychiques; mais ils s'ordonnent dans un ensemble dont on peut montrer la cohérence, si nous interpolons les actes inconscients inférés. Or, nous trouvons dans ce gain de sens et de cohérence une raison, pleinement justifiée, d'aller au-delà de l'expérience immédiate. Et s'il s'avère de plus que nous pouvons fonder sur l'hypothèse de l'inconscient une pratique couronnée de succès, par laquelle nous influençons, conformément à un but donné, le cours de processus conscients, nous aurons acquis, avec ce succès, une preuve incontestablement de l'existence de ce dont nous avons fait l'hypothèse. L'on doit donc se ranger à l'avis que ce n'est qu'au prix d'une prétention intenable que l'on peut exiger que tout ce qui se produit dans le domaine psychique doive aussi être connu de la conscience. Tost soul2 mort soul rire
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Danielle
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Dim 31 Jan 2010 - 10:06

lache les bouteilles comique

qui est le jeune ici : Stephane ou le jeune
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Stéphane



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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Dim 31 Jan 2010 - 13:02

J'suis jeune bouff de rire meme si j'suis pas aussi jeune que Le Jeune tongue
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Danielle
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Dim 31 Jan 2010 - 13:27

il a rien à faire avec toi

mort rire2 comique
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Stéphane



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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mer 10 Fév 2010 - 21:01

Après avoir constaté mon existence (cf. cogito cartésien), je constate que j'ai constaté mon existence : je constate donc qu'il existe en moi une capacité de réflexion sur moi-même (cf. le mot "réflexion"). Ce constat n'est pas réfutable car dès le cogito, le "je pense" est pensé par moi, et donc je me pense. Aucune théorie métaphysique ultérieure ne pourra réfuter ceci, car cette théorie, pensée par moi, et parlant de moi (puisque étant métaphysique) fournit elle-même un exemple ou je pense sur moi.

La pensée de soi nécessite la potentialité d'action sur soi, et est d'autant plus grande que celle-ci est importante. En effet, si quelqu'un d'autre me pense, cela ne modifie pas mon état, mais si je me pense, cette pensée a lieu en moi, et donc modifie mon état. Comme je suis à l'origine de cette pensée de moi, j'agis sur moi ; si je n'avais pas cette possibilité d'action sur moi-même, je ne pourrais donc pas me penser, et mes pensées seraient une suite linéaire d'idées se succédant mécaniquement les unes aux autres (cf. ce qui se passe dans un ordinateur), sans que j'en suive le fil, et donc sans que j'en sois conscient (bien sûr, la conscience peut elle aussi être mécanique ; elle n'en est pas moins pensée de soi et action sur soi). La conscience de soi nécessite donc la possibilité d'agir sur soi (la réciproque étant probablement fausse : une action sur soi n'implique pas nécessairement une pensée de soi).

Cette conscience de soi n'est pas opposée au déterminisme (qui en est la cause) ; elle en tempère certains effets. En particulier, la notion de responsabilité, qui semblait indéfinissable dans le déterminisme, apparaît : si je peux penser mes pensées, et donc les modifier, je peux modifier une ancienne pensée, et donc contourner le déterminisme direct ; je connais donc les décisions que j'ai prises et peux les modifier (si je ne peux pas les modifier, je ne peux pas agir sur moi et suis donc dans un moment d'inconscience, d'action mécanique). Si je connais et peux modifier mes décisions, j'en suis responsable, car l'argument que, selon le déterminisme, elles étaient inévitables, ne tient plus. Tout sujet conscient d'exister est donc responsable (car capable de maîtriser ses actions).

J'appellerai existence de soi le mode d'existence d'un être quand il se pense lui-même (et non pas d'un être ayant seulement la potentialité de se penser lui-même), c'est-à-dire quand il pense (sur) ses pensées.
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Stéphane

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Jeu 11 Fév 2010 - 16:30

Pour votre plaisir bouff de rire

D'autre part, un être n'ayant pas cette possibilité d'action sur ses pensées ne peut pas crédiblement se déclarer existant ("crédiblement", car on peut toujours faire écrire à un ordinateur "j'existe" ; "crédiblement" signifie que l'être se déclarant existant pense cette déclaration). Si l'on cherche à prouver son existence, ou en fait à acquérir ou augmenter l'existence de soi (ce qui semble naturel et spontané, et est inévitable chez tout sujet conscient, qui cherche à augmenter sa conscience et ne peut pas admettre qu'il n'existe pas sous peine de contradiction immédiate), on doit donc augmenter ses facultés d'action sur soi-même (ce ne sera sans doute pas suffisant). Or on constate que cette augmentation (et une meilleure maîtrise) de l'action sur soi-même se fait toujours en corrélation avec les activité humaines appelées intelligentes ou intellectuellement évoluées. Cette action sur soi-même ne se réduit pas à une action sur le monde extérieur dont on voit les résultats (la vision peut ne pas entraîner de modification des pensées, et donc il n'y a pas action sur sa pensée), mais à une action sur le monde (ou sur notre pensée) dont on observe les résultats. Ceci est exactement ce qui se passe dans l'art (modification du monde extérieur par le sujet qui interprète ensuite les informations sensibles qui lui reviennent en termes de beauté et de signification ; il y a donc bien modification de la pensée), et dans les sciences expérimentales (pour les sciences basées sur l'observation, quand l'expérience est difficile ou impossible [sciences humaines, cosmologie...], l'activité de recherche et de collecte de l'observation peut être considérée comme une action) ; dans ces deux cas, l'action a un retour sur soi aboutissant à une modification des pensées (de l'état intellectuel) [l'art en fait partie, et pas les actions conduisant à un plaisir, car la beauté est pensée et pas le plaisir qui est plutôt subi] ; pour les sciences et connaissances abstraites (mathématiques, philosophie), ceci est encore plus caractéristique car l'action sur ses pensées ne passe pas par le monde extérieur (ce qui était le cas pour les arts et sciences expérimentales), elle est donc rétroaction pure de la conscience sur elle-même sans recours à l'extérieur. A noter : pour les arts et sciences expérimentales, la modification de pensée vient du monde extérieur, et de la logique pour la connaissance abstraite. Ainsi les activités classiqument dites intellectuelles, particulièrement les plus abstraites, sont-elles un outil indispensable dans l'acquisition d'une plus grande possibilité d'action sur ses pensées (et d'un contrôle plus fin de ces pensées), et donc d'une plus grande existence de soi (mais sont-elles suffisantes ou ne sont-elles qu'un outil ? Il semble que combinées à un exercice de responsabilité de ses actions, elles aboutissent à une bonne conscience de soi). Mais l'activité intellectuelle mécanique sans conscience de cette activité existe aussi : elle correspond à une modification de ses pensées par soi-même, mais sans que cette modification soit elle-même pensée. La modification des .pensées par soi-même (qu'elle soit pensée ou non) correspond assez bien à ce que l'usage appelle réflexion ou activité intellectuelle ou raisonnement. Quand cette modification est pensée, elle devient jugement ce qui implique que chez un être conscient, les jugements sont inévitables).
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Jeu 11 Fév 2010 - 22:38

heu wouen c exactement s'que j'me disais bouff de rire Laughing Laughing Laughing
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Danielle
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Jeu 11 Fév 2010 - 23:41

tu disais quoi ?
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Stéphane

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Jeu 11 Fév 2010 - 23:53

Danielle a écrit:
tu disais quoi ?

T'est pas a l'écoute toi... bouff de rire
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Danielle
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 12 Fév 2010 - 1:12

Je suis à l"ecoute par contre à cet heure je ne fais pas d'effort
ma journée est faite
et tout ce qui ressemble à de l'endoctrinement je me sauve comique comique
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Stéphane

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 12 Fév 2010 - 16:40

Ok ok m j'vais te l'expliquer plus simplement,


A noter qu'au cours de son histoire, l'homme a suivi cette tendance à contrôler de plus en plus son environnement (exemple extrême : la réalité virtuelle) et donc (idéalement) ses possibilités d'action sur ses pensées (bien que souvent ce ne soient qu'actions pour le plaisir et non sur les pensées). L'homme a donc plus d'existence de soi que l'animal. D'autre part, en métaphysique, on réfute le solipsisme en faisant appel aux états mentaux que je ne contrôle pas (sensations, etc.),ce qui prouve l'existence d'un élément extérieur (quel qu'il soit) qui en est à l'origine. Il semblerait donc qu'au cours de l'histoire de l'humanité, cet argument perde de sa force. Mais ceci nécessite l'intervention d'une collectivité ; réfute-t-elle immédiatement le solipsisme ? Non car même si c'est elle qui me donne la possibilité de contrôler mon environnement, je peux nier son existence précisément parce que je contrôle cet environnement ; le contrôle parfait de mes pensées, qui implique que je peux me considérer comme seul existant, n'est cependant pas contradictoire avec l'existcnce du monde extérieur, mais dénué de possibilité d'action. (Peut-être la perte de force de cet argument marque-t-elle aussi l'émergence d'un organisme regroupant toute la collectivité qui seule peut se donner les moyens de se contrôler entièrement.) L'homme tendrait donc au cours de son évolution vers plus de solipsisme.

Un humain qui serait entièrement contrôlé par son environnement, sans aucune possibilité de rétroaction (d'action sur lui-même) continuerait-il longtemps à être conscient ? Etr un être contrôlant totalement ses sensations, au point de ne pas connaître le monde extérieur ? (Contrôlabilité =possibilité d'action sur soi n'est pas un contrôle effectif permanent et total.) bouff de rire bouff de rire bouff de rire
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 12 Fév 2010 - 17:29

Veux-tu faire fuir les membres actifs du forum ? Sleep scratch scratch

bouff de rire
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Stéphane

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 12 Fév 2010 - 21:22

phelixx4 a écrit:
Veux-tu faire fuir les membres actifs du forum ? Sleep scratch scratch

bouff de rire

Tu devrait lire tout mes textes posté ici, ca enrichirait ta culture personnelle bouff de rire
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Danielle
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Sam 13 Fév 2010 - 0:07

N'insiste pas Stephane je ne les lis plus

je suis dans le groupe DES DECROCHEURS

comique
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Stéphane

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Sam 13 Fév 2010 - 15:46

Problème : quelle est la limite exacte de ce que j'appelle "moi" (càd de ce qui a une existence de soi, au sens ci-dessus) ? Si on admet le matérialisme, tout existe. Pour le solipsisme, seul moi existe, càd soit mon corps, soit (plus souvent) l'ensemble des pensées qui me sont présentes à l'esprit à un moment donné. Mais beaucoup de ces pensées, beaucoup de parties de moi-mêmes me semblent extérieures : mes réflexes, les associations d'idées automatiques, voire la mémoire (que j'ai souvent du mal à contrôler), sont en fait extérieurs et sont donc à exclure du "moi". La partie de mes pensées qui m'est présente à l'esprit est en fait très réduite et peut sembler insaisissable. Existe-t-elle vraiment, alors ? Si au contraire cette partie est inexistante, on a, en prolongeant la logique de réduction de l'existence du solipsisme, atteint une théorie qui dit que rien n'a conscience de soi (que rien n'existe), très proche voire identique au matérialisme qui prétend que tout existe (sans être conscient de soi) : dans les deux cas, ce que je considère comme "moi" a une existence égale à celle du monde extérieu (dans l'un le "moi" est une illusion de même que le monde extérieur ; dans l'autre, le "moi", composé d'éléments semblables à ceux du monde extérieur, a le même statut qu'eux d'existence passive). Cependant, une théorie qui me refuse la conscience pose problème. En effet, ma conscience est la première chose que je connais (et en fait la seule que je connais vraiment) ; toute théorie métaphysique qui me refuse la conscience est intenable ; en effet cette théorie ne peut être élaborée qu'avec la conscience, et l'énoncer revient à énoncer "je ne pense pas" ce qui est impossible (une telle théorie métaphysique serait juste dans un monde sans être élaborant des théories métaphysiques). Ma pensée est une donnée de moi-même précédant toute autre, et je ne peux la mettre en doute (d'une certaine manière, elle est sa propre cause logique) : le simple fait que je la mremette en cause prouve que je pense.

Pour permettre la conscience, la rétroaction ci-dessus doit être instantanée (ou plus exactement, pour éviter une référence à un temps extérieur, être son propre objet, càd que le résultat de l'action fait partie de l'action). [ceci n'est pas incompatible avec la neurologie : les neurones fonctionnent toujours en accumulant des données durant un temps faible ; "instantané" signifie alors "temps inférieur à celui pouvant être distingué par un neurone".] Conscience -> résolution du pb qui dit que l'instant n'existe pas ?
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Stéphane

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mer 14 Juil 2010 - 0:58

Qui dit esprit dit, avant tout, conscience. Mais qu'est‑ce que la conscience ? Vous pensez bien que je ne vais pas définir une chose aussi concrète, aussi constamment présente à l'expé­rience de chacun de nous. Mais sans donner de la conscience une définition gui serait moins claire qu'elle, je puis la carac­tériser par son trait le plus apparent: conscience signifie d'abord mémoire. Ia mémoire peut manquer d'ampleur; elle peut n'embrasser qu'une faible partie du passé; elle peut ne retenir que ce qui vient d'arriver; mais la mémoire est là, ou bien alors la conscience n'y est pas. une conscience qui ne conserverait rien de son passé, qui s'oublierait sans cesse elle-même, périrait et renaîtrait à chaque instant comment définir autrement l'inconscience ? Quand Leibniz disait de la matière que c'est "un esprit instantané", ne la déclarait‑il pas, bon gré mal gré, insensible ? Toute conscience est donc mémoire, —conservation et accumulation du passé dans le présent.



Mais toute conscience est anticipation de l'avenir. Consi­dérez la direction de votre esprit à n'importe quel moment: vous trouverez qu'il s'occupe de ce qui est, mais en vue surtout de ce qui va être. d'attention est une attente, et il n'y a pas de conscience sans une certaine attention à la vie. L'avenir est là; il nous appelle, ou plutôt il nous tire à lui; cette traction ininterrompue, qui nous fait avancer sur la route du temps, est cause aussi que nous agissons continuellement. Toute action est un empiétement sur l'avenir.



Retenir ce qui n'est déjà plus, anticiper sur ce qui n'est pas encore, voilà donc la première fonction de la conscience. Il n'y aurait pas pour elle de présent, si le présent se réduisait à l'instant mathématique. Cet instant n'est que la limite, purement théorique, qui sépare le passé de l'avenir; il peut à la rigueur être conçu, il n'est jamais perçu. Ce que nous percevons en fait c'est une certaine épaisseur de durée qui se compose de deux parties: notre passé immédiat et notre avenir imminent. Sur ce passé nous sommes appuyés, sur cet avenir nous sommes penchés ; s'appuyer et se pencher ainsi est le propre d'un être conscient. Disons donc, si vous voulez, que la conscience est un trait d'union entre ce qui a été et ce qui sera, un pont jeté entre le passé et l'avenir. bouff de rire
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 16 Juil 2010 - 16:46

scratch scratch scratch scratch scratch scratch
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 16 Juil 2010 - 18:22

Le jeune a écrit:
scratch scratch scratch scratch scratch scratch
C'est juste qu'il a eu trop d'anasthésie depuis un an et demi Very Happy
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Dim 18 Juil 2010 - 22:45

Faux mon cher phelixx , je dois t'expliquer qu'en menant une existence relâchée les hommes sont personnellement responsables d’être devenus eux-mêmes relâchés ou d’être devenus injustes ou intempérants, dans le premier cas par leur mauvaise conduite, dans le second en passant leur vie à boire ou à commettre des excès analogues : en effet, c’est par l’exercice des actions particulières qu’ils acquièrent un caractère du même genre qu’elles. On peut s’en rendre compte en observant ceux qui s’entraînent en vue d’une compétition ou d’une activité quelconque : tout leur temps se passe en exercices. Aussi, se refuser à reconnaître que c’est à l’exercice de telles actions particulières que sont dues les dispositions de notre caractère est le fait d’un esprit singulièrement étroit. En outre, il est absurde de supposer que l’homme qui commet des actes d’injustice ou d’intempérance ne souhaite pas être injuste ou intempérant ; et si, sans avoir l’ignorance pour excuse, on accomplit des actions qui auront pour conséquence de nous rendre injuste, c’est volontairement qu’on sera injuste. Il ne s’ensuit pas cependant qu’un simple souhait suffira pour cesser d’être injuste et pour être juste, pas plus que ce n’est ainsi que le malade peut recouvrer la santé, quoiqu’il puisse arriver qu’il soit malade volontairement en menant une vie intempérante et en désobéissant à ses médecins : c’est au début qu’il lui était alors possible de ne pas être malade, mais une fois qu’il s’est laissé aller, cela ne lui est plus possible, de même que si vous avez lâché une pierre vous n’êtes plus capable de la rattraper. Pourtant il dépendait de vous de la jeter et de la lancer, car le principe de votre acte était en vous. Ainsi en est-il pour l’homme injuste ou intempérant : au début il leur était possible de ne pas devenir tels, et c’est ce qui fait qu’ils le sont volontairement ; et maintenant qu’ils le sont devenus, il ne leur est plus possible de ne pas l’être. bouff de rire bouff de rire
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Mer 28 Juil 2010 - 22:43

Tost
Il semble assez évident que, s'il n'y avait pas de croyance, il ne pourrait y avoir rien de faux ni rien de vrai, dans le sens où le vrai est un corrélatif du faux. Si nous imaginons un monde uniquement matériel, il n'y aurait là aucune place pour le faux et bien qu'il dût contenir ce qu'on peut appeler « des faits », il ne contiendrait pas de vérités dans le sens où le vrai est une entité du même ordre que le faux. En réalité, le vrai et le faux sont des propriétés que possèdent les croyances et les affirmations ; par conséquent, dans un monde purement matériel qui ne contiendrait ni croyances, ni affirmations, il n'y aurait place, ni pour le vrai, ni pour le faux. Mais, comme nous venons de le remarquer, on peut observer que la conformité ou la non-conformité d'une croyance à la vérité dépend toujours de quelque chose qui est extérieur à la croyance même. Si je crois que Charles 1er d'Angleterre est mort sur l'échafaud, je crois à quelque chose de vrai, non par suite d'une qualité intrinsèque de ma croyance, qualité qui pourrait être découverte simplement en analysant ma croyance, mais à cause d'un événement historique qui s'est passé il y a plus de trois siècles. Si je crois que Charles 1er est mort dans son lit, l'objet de ma croyance est faux ; la force d'une telle croyance ou le soin pris pour la former ne peuvent empêcher l'objet d'être faux, encore une fois à cause de ce qui s'est passé en 1649 et non à cause d'une qualité intrinsèque de ma croyance. Ainsi, bien que la vérité ou la fausseté soient des propriétés de la croyance, ces propriétés dépendent des rapports existant entre les croyances et les autres choses et non d'une qualité intérieure des croyances.
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 30 Juil 2010 - 16:42

c vraiment fort l anasthésie Shocked affraid Shocked affraid
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Danielle
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 30 Juil 2010 - 16:48

Septembre s'en vient cela changera peut etre à


lol! lol! Je sais je suis pas tellement fine
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Lun 2 Aoû 2010 - 1:58

Le monde est plein de personnes d'esprit & de beaucoup d'esprit, qui jugent toujours ; toujours ils devinent, car c'est deviner que de juger sans sentir quand on a le motif propre du jugement. Ils ignorent la portée de l'esprit humain ; ils croient qu'il peut tout connoître : ainsi ils trouvent de la honte à ne point prononcer de jugement, & s'imaginent que l'esprit consiste à juger. Le philosophe croit qu'il consiste à bien juger : il est plus content de lui-même quand il a suspendu la faculté de se déterminer que s'il s'étoit déterminé avant d'avoir senti le motif propre à la décision. Ainsi il juge & parle moins, mais il juge plus surement & parle mieux ; il n'évite point les traits vifs qui se présentent naturellement à l'esprit par un prompt assemblage d'idées qu'on est souvent étonné de voir unies. C'est dans cette prompte liaison que consiste ce que communément on appelle esprit ; mais aussi c'est ce qu'il recherche le moins, & il préfere à ce brillant le soin de bien distinguer ses idées, d'en connoître la juste étendue & la liaison précise, & d'éviter de prendre le change en portant trop loin quelque rapport particulier que les idées ont entr'elles. C'est dans ce discernement que consiste ce qu'on appelle jugement & justesse d'esprit : cette justesse se joignent encore la souplesse & la netteté. Le philosophe n'est pas tellement attaché à un système, qu'il ne sente toute la force des objections. La plûpart des hommes sont si fort livrés à leurs opinions, qu'ils ne prennent pas seulement la peine de pénétrer celles des autres. Le philosophe comprend le sentiment qu'il rejette, avec la même étendue & la même netteté qu'il entend celui qu'il adopte.


L'esprit philosophique est donc un esprit d'observation & de justesse, qui rapporte tout à ses véritables principes ; mais ce n'est pas l'esprit seul que le philosophe cultive, il porte plus loin son attention & ses soins.
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Lun 2 Aoû 2010 - 22:52

Qu’est-ce que les Lumières ? La sortie de l’homme de sa minorité dont il est lui-même responsable. Minorité, c’est-à-dire incapacité de se servir de son entendement (pouvoir de penser) sans la direction d’autrui, minorité dont il est lui-même responsable (faute) puisque la cause en réside non dans un défaut de l’entendement mais dans un manque de décision et de courage de s’en servir sans la direction d’autrui. Sapere aude ! (Ose penser) Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.

La paresse et la lâcheté sont les causes qui expliquent qu’un si grand nombre d’hommes, après que la nature les a affranchi depuis longtemps d’une (de toute) direction étrangère, reste cependant volontiers, leur vie durant, mineurs, et qu’il soit facile à d’autres de se poser en tuteur des premiers. Il est si aisé d’être mineur ! Si j’ai un livre qui me tient lieu d’entendement, un directeur qui me tient lieu de conscience, un médecin qui décide pour moi de mon régime, etc., je n’ai vraiment pas besoin de me donner de peine moi-même. Je n’ai pas besoin de penser pourvu que je puisse payer ; d’autres se chargeront bien de ce travail ennuyeux. Que la grande majorité des hommes (y compris le sexe faible tout entier) tienne aussi pour très dangereux ce pas en avant vers leur majorité, outre que c’est une chose pénible, c’est ce à quoi s’emploient fort bien les tuteurs qui très aimablement (par bonté) ont pris sur eux d’exercer une haute direction sur l’humanité. Après avoir rendu bien sot leur bétail (domestique) et avoir soigneusement pris garde que ces paisibles créatures n’aient pas la permission d’oser faire le moindre pas, hors du parc ou ils les ont enfermé. Ils leur montrent les dangers qui les menace, si elles essayent de s’aventurer seules au dehors. Or, ce danger n’est vraiment pas si grand, car elles apprendraient bien enfin, après quelques chutes, à marcher ; mais un accident de cette sorte rend néanmoins timide, et la frayeur qui en résulte, détourne ordinairement d’en refaire l’essai.

Il est donc difficile pour chaque individu séparément de sortir de la minorité qui est presque devenue pour lui, nature. Il s’y est si bien complu, et il est pour le moment réellement incapable de se servir de son propre entendement, parce qu’on ne l’a jamais laissé en faire l’essai. Institutions (préceptes) et formules, ces instruments mécaniques de l’usage de la parole ou plutôt d’un mauvais usage des dons naturels, (d’un mauvais usage raisonnable) voilà les grelots que l’on a attachés au pied d’une minorité qui persiste. Quiconque même les rejetterait, ne pourrait faire qu’un saut mal assuré par-dessus les fossés les plus étroits, parce qu’il n’est pas habitué à remuer ses jambes en liberté. Aussi sont-ils peu nombreux, ceux qui sont arrivés par leur propre travail de leur esprit à s’arracher à la minorité et à pouvoir marcher d’un pas assuré.

Mais qu’un public s’éclaire lui-même, rentre davantage dans le domaine du possible, c’est même pour peu qu’on lui en laisse la liberté, à peu près inévitable. Car on rencontrera toujours quelques hommes qui pensent de leur propre chef, parmi les tuteurs patentés (attitrés) de la masse et qui, après avoir eux-mêmes secoué le joug de la (leur) minorité, répandront l’esprit d’une estimation raisonnable de sa valeur propre et de la vocation de chaque homme à penser par soi-même. Notons en particulier que le public qui avait été mis auparavant par eux sous ce joug, les force ensuite lui-même à se placer dessous, une fois qu’il a été incité à l’insurrection par quelques-uns de ses tuteurs incapables eux-mêmes de toute lumière : tant il est préjudiciable d’inculquer des préjugés parce qu’en fin de compte ils se vengent eux-mêmes de ceux qui en furent les auteurs ou de leurs devanciers. Aussi un public ne peut-il parvenir que lentement aux lumières. Une révolution peut bien entraîner une chute du despotisme personnel et de l’oppression intéressée ou ambitieuse, (cupide et autoritaire) mais jamais une vraie réforme de la méthode de penser ; tout au contraire, de nouveaux préjugés surgiront qui serviront, aussi bien que les anciens de lisière à la grande masse privée de pensée.
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Stéphane

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Jeu 5 Aoû 2010 - 23:35

Il dira « Notre Église enseigne telle ou telle chose. Voilà les arguments dont elle se sert ». Il tirera en cette occasion pour sa paroisse tous les avantages pratiques de propositions auxquelles il ne souscrirait pas en toute conviction, mais qu’il s’est pourtant engagé à exposer parce qu’il n’est pas entièrement impossible qu’il s’y trouve une vérité cachée, et qu’en tout cas, du moins, rien ne s’y trouve qui contredise la religion intérieure. Car, s’il croyait trouver rien de tel, il ne saurait en conscience conserver ses fonctions ; il devrait s’en démettre. Par conséquent l’usage de sa raison que fait un éducateur en exercice devant son assistance est seulement un usage privé, parce qu’il s’agit simplement d’une réunion de famille, si grande que celle-ci puisse être, et, par rapport à elle, en tant que prêtre, il n’est pas libre et ne doit non plus l’être, parce qu’il remplit une fonction étrangère. Par contre, en tant que savant, qui parle par des écrits au public proprement dit, c’est-à-dire au monde, - tel donc un membre du clergé dans l’usage public de sa raison - il jouit d’une liberté sans bornes d’utiliser sa propre raison et de parler en son propre nom. Car prétendre que les tuteurs du peuple (dans les affaires spirituelles) doivent être eux-mêmes à leur tour mineurs, c’est là une ineptie, qui aboutit à la perpétuation éternelle des inepties.


Mais une telle société ecclésiastique, en quelque sorte un synode d’Églises, ou une classe de Révérends (comme elle s’intitule elle-même chez les Hollandais), ne devrait-elle pas être fondée en droit à faire prêter serment sur un certain symbole immuable, pour faire peser par ce procédé une tutelle supérieure incessante sur chacun de ses membres, et, par leur intermédiaire, sur le peuple, et pour précisément éterniser cette tutelle ? Je dis que c’est totalement impossible. Un tel contrat qui déciderait d’écarter pour toujours toute lumière nouvelle du genre humain, est radicalement nul et non avenu ; quand bien même serait-il entériné par l’autorité suprême, par des Parlements, et par les traités de paix les plus solennels. Un siècle ne peut pas se confédérer et jurer de mettre le suivant dans une situation qui lui rendra impossible d’étendre ses connaissances (particulièrement celles qui sont d’un si haut intérêt), de se débarrasser des erreurs, et en général de progresser dans les lumières. Ce serait un crime contre la nature humaine, dont la destination originelle consiste justement en ce progrès ; et les successeurs sont donc pleinement fondés à rejeter pareils décrets, en arguant de l’incompétence et de la légèreté qui y présidèrent. La pierre de touche de tout ce qui peut être décidé pour un peuple sous forme de loi tient dans la question suivante : « Un peuple accepterait-il de se donner lui-même pareille loi ? » Éventuellement il pourrait arriver que cette loi fût en quelque manière possible pour une durée déterminée et courte, dans l’attente d’une loi meilleure, en vue d’introduire un certain ordre. Mais c’est à la condition de laisser en même temps à chacun des citoyens, et particulièrement au prêtre, en sa qualité de savant, la liberté de formuler des remarques sur les vices inhérents à l’institution actuelle, et de les formuler d’une façon publique, c’est-à-dire par des écrits, tout en laissant subsister l’ordre établi. Et cela jusqu’au jour où l’examen de la nature de ces choses aurait été conduit assez loin et assez confirmé pour que, soutenu par l’accord des voix (sinon de toutes), un projet puisse être porté devant le trône : projet destiné à protéger les communautés qui se seraient unies, selon leurs propres conceptions, pour modifier l’institution religieuse, mais qui ne contraindrait pas ceux qui voudraient demeurer fidèles à l’ancienne. Mais, s’unir par une constitution durable qui ne devrait être mise en doute par personne, ne fût-ce que pour la durée d’une vie d’homme, et par là frapper de stérilité pour le progrès de l’humanité un certain laps de temps, et même le rendre nuisible pour la postérité, voilà ce qui est absolument interdit.
blabla2 blabla2 blabla2
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 6 Aoû 2010 - 16:27

wouen c assé évident tout le monde sait ca bouff de rire Laughing Laughing Laughing
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Stéphane

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Sam 7 Aoû 2010 - 14:19

Bon, enfin un qui comprend, bouff de rire bouff de rire bouff de rire
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Stéphane

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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Sam 7 Aoû 2010 - 21:09

Un homme peut bien, en ce qui le concerne, ajourner l’acquisition d’un savoir qu’il devrait posséder. Mais y renoncer, que ce soit pour sa propre personne, et bien plus encore pour la postérité, cela s’appelle voiler les droits sacrés de l’humanité et les fouler aux pieds. Or, ce qu’un peuple lui-même n’a pas le droit de décider quant à son sort, un monarque a encore bien moins le droit de le faire pour le peuple, car son autorité législative procède justement de ce fait qu’il rassemble la volonté générale du peuple dans la sienne propre. Pourvu seulement qu’il veille à ce que toute amélioration réelle ou supposée se concilie avec l’ordre civil, il peut pour le reste laisser ses sujets faire de leur propre chef ce qu’ils trouvent nécessaire d’accomplir pour le salut de leur âme ; ce n’est pas son affaire, mais il a celle de bien veiller à ce que certains n’empêchent point par la force les autres de travailler à réaliser et à hâter ce salut de toutes leurs forces en leur pouvoir. Il porte même préjudice à sa majesté même s’il s’immisce en cette affaire en donnant une consécration officielle aux écrits dans lesquels ses sujets s’efforcent de tirer leurs vues au clair, soit qu’il le fasse sous sa propre et très haute autorité, ce en quoi il s’expose au grief « César n’est pas au-dessus des grammairiens », soit, et encore plus, s’il abaisse sa suprême puissance assez bas pour protéger dans son Etat le despotisme clérical et quelques tyrans contre le reste de ses sujets.


Si donc maintenant on nous demande : « Vivons-nous actuellement dans un siècle éclairé ? », voici la réponse : « Non, mais bien dans un siècle en marche vers les lumières. » Il s’en faut encore de beaucoup , au point où en sont les choses, que les humains, considérés dans leur ensemble, soient déjà en état, ou puissent seulement y être mis, d’utiliser avec maîtrise et profit leur propre entendement, sans le secours d’autrui, dans les choses de la religion.


Toutefois, qu’ils aient maintenant le champ libre pour s’y exercer librement, et que les obstacles deviennent insensiblement moins nombreux, qui s’opposaient à l’avènement d’une ère générale des lumières et à une sortie de cet état de minorité dont les hommes sont eux-mêmes responsables, c’est ce dont nous avons des indices certains. De ce point de vue, ce siècle est le siècle des lumières, ou siècle de Frédéric.


Un prince qui ne trouve pas indigne de lui de dire qu’il tient pour un devoir de ne rien prescrire dans les affaires de religion aux hommes, mais de leur laisser en cela pleine liberté, qui par conséquent décline pour son compte l’épithète hautaine de tolérance, est lui-même éclairé : et il mérite d’être honoré par ses contemporains et la postérité reconnaissante, eu égard à ce que le premier il sortit le genre humain de la minorité, du moins dans un sens gouvernemental, et qu’il laissa chacun libre de se servir en tout ce qui est affaire de conscience, de sa propre raison. Sous lui, des prêtres vénérables ont le droit, sans préjudice des devoirs professionnels, de proférer leurs jugements et leurs vues qui s’écartent du symbole officiel, en qualité d’érudits, et ils ont le droit de les soumettre librement et publiquement à l’examen du monde, à plus forte raison toute autre personne qui n’est limitée par aucun devoir professionnel. Cet esprit de liberté s’étend encore à l’extérieur, même là où il se heurte à des obstacles extérieurs de la part d’un gouvernement qui méconnaît son propre rôle. Cela sert au moins d’exemple à ce dernier pour comprendre qu’il n’y a pas à concevoir la moindre inquiétude pour la durée publique et l’unité de la chose commune dans une atmosphère de liberté. Les hommes se mettent d’eux-mêmes en peine peu à peu de sortir de la grossièreté, si seulement on ne s’évertue pas à les y maintenir.


J’ai porté le point essentiel dans l’avènement des lumières sur celles par lesquelles les hommes sortent d’une minorité dont ils sont eux-mêmes responsables, - surtout sur les questions de religion ; parce que, en ce qui concerne les arts et les sciences, nos maîtres n’ont aucun intérêt à jouer le rôle de tuteurs sur leurs sujets ; par dessus le marché, cette minorité dont j’ai traité est la plus préjudiciable et en même temps la plus déshonorante de toutes. Mais la façon de penser d’un chef d’État qui favorise les lumières, va encore plus loin, et reconnaît que, même du point de vue de la législation, il n’y a pas danger à permettre à ses sujets de faire un usage public de leur propre raison et de produire publiquement à la face du monde leurs idées touchant une élaboration meilleure de cette législation même au travers d’une franche critique de celle qui a déjà été promulguée; nous en avons un exemple illustre, par lequel aucun monarque n’a surpassé celui que nous honorons.
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Ven 13 Aoû 2010 - 21:58

# Mais aussi, seul celui qui, éclairé lui-même, ne redoute pas l’ombre (les fantômes), tout en ayant sous la main une armée nombreuse et bien disciplinée pour garantir la tranquillité publique, peut dire ce qu’un État libre ne peut oser: «Raisonnez tant que vous voudrez et sur les sujets qu’il vous plaira, mais obéissez !»


# Ainsi les affaires humaines prennent ici un cours étrange et inattendu : de toutes façons, si on considère celui-ci dans son ensemble, presque tout y est paradoxal. Un degré supérieur de liberté civile paraît avantageux à la liberté de l’esprit du peuple et lui impose néanmoins des limites infranchissables ; un degré moindre lui fournit l’occasion de s’étendre de tout son pouvoir. Une fois donc que la nature sous cette rude écorce a libéré un germe, sur lequel elle veille avec toute sa tendresse, c’est-à-dire cette inclination et cette disposition à la libre pensée, cette tendance alors agit graduellement à rebours sur les sentiments du peuple (ce par quoi le peuple augmente peu à peu son aptitude à se comporter en liberté) et pour finir elle agit même en ce sens sur les fondements du gouvernement, lequel trouve profitable pour lui-même de traiter l’homme, qui est alors plus qu’une machine, selon la dignité qu’il mérite.
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MessageSujet: Re: La nature de métamatière et la manoeuvre de recul   Dim 21 Juil 2013 - 23:27

bouff de rire 

La conscience n’est pas l’instinct. Avec l’instinct, on agit sans le savoir. Avec la conscience, on a le recul qui nous permet de savoir que l’on agit.

Pour la réception de l’information, ce sont les récepteurs qui sont sollicités et la conscience observe.

L’organisme prend conscience de son évolution.

La conscience va développer des structures, des canaux pour l’énergie, des mécanismes de pensée qui vont former l’intelligence et le cerveau. L’organisme vivant se voit évoluer grâce à la conscience qu’il a de lui. L’homme est un organisme vivant conscient.

L’organisme vivant et conscient trie les informations. Certaines ne préservent pas sa structure et peuvent nuire à la présence de la vie. L’organisme est donc ouvert en permanence pour détecter et accueillir les informations, mais se fermera si l’information est dangereuse pour lui.

L’organisme dispose de récepteurs qui lui transmettent la nature des informations qu’il rencontre. Sa propre transformation ne dépend donc plus uniquement des «envois» de l’univers, mais également de sa capacité à recevoir.

Avec la conscience naît le principe de dualité. Deux entités évoluent ensemble: l’univers et nous. Les intérêts de l’un seront les intérêts de l’autre, mais l’homme sera-t-il conscient de cela?
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